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Verri, Gilda Maria Whitaker. Wegner, Robert. Le Portugal a acquis ces toiles dans les années et il en a fait don au Museu Histórico Nacional de Rio de Janeiro. Voir Ferrez Arrière, Phéhus, hâte-toi, abandonne le trône du ciel pour prêter ton bras à cet illustre gentilhomme.

Ditos de figurinhos de brancos e de negros dos uzos do Rio de Janeiro e Serro do Frio. Ditos de vazos e tecidos peruanosun album dont une partie est conservée à la Bibliothèque nationale de Rio de Janeiro. Outre les dessins pour la Flora Fluminenseil réalisa des peintures pour la sacristiedes figures de saints et des portraits, dans le couvent de Santo Antônio de Rio de Janeiro.

Le 2 septembre, il avait galement t lu premier dput du Pas-de-Calais, ds le premier tour de scrutin, par voix sur votants, mais il opta pour la capitale[]. Robespierre participa la discussion, sans jamais citer aucun nom, mais, de l'avis de Louvet comme de Michelet et de Grard Walter, il contribua, grce son influence, l'lection de Marat, contre le savant Priestley, prsent par les Girondins ce dont il se dfendit lui-mme et qu'Hamel rfute[],[].

De mme, selon Walter, il favorisa l'lection de Panis et Robert, contre Tallien[]. Enfin, la considration des lecteurs son gard valut, sans nul doute selon Ernest Hamel[], son frre cadet, Augustin, d'tre lu dput de Paris le 16 septembre.

La Convention girondine Article dtaill : Convention girondine. D'emble, les Girondins attaqurent les dputs de Paris, et en premier lieu Robespierre, accuss d'aspirer la dictature, en s'appuyant sur les crits de Marat. Aprs Lasource et Osselin, les Marseillais Rebecqui et Barbaroux lancrent le 25 septembre une premire offensive, au cours de laquelle le second signala que, lors de la prise de contact qu'ils auraient eu avec le bataillon des Marseillais, lors de leur arrive Paris, les amis de Robespierre leur aurait offert, aprs.

Robespierre, avec son chien danois Brount qu'il avait ramen de son voyage en Artois enDanton, et Marat, peinture d'Alfred Loudet Maximilien de Robespierre l'accomplissement de l'insurrection, d'investir l'Incorruptible d'un pouvoir dictatorial, ce qui semblait s'accorder avec les appels de Marat l'installation d'un dictateur. Toutefois, s'il revendiqua sa proposition, Marat affirma que Danton et Robespierre l'avaient l'un et l'autre rejete[],[],[]. Durant le mois d'octobre, Robespierre se tint loign de la tribune, peut-tre malade, et n'intervint que le 28 octobre, devant les Jacobins, pour tmoigner de son pessimisme : tez le mot de Rpublique, je ne vois rien de chang.

Je vois partout les mmes vices, les mmes calculs, les mmes moyens, et surtout la mme calomnie. Le lendemain, Roland, aprs avoir prsent un tableau de la situation de Paris, demanda lire les pices justificatives de son mmoire, parmi lesquels se trouvait une lettre qui laissait entendre que Robespierre aurait prpar une liste de proscription[].

Mont la tribune pour se dfendre, l'Incorruptible fut interrompu par Louvet, qui profita de l'occasion pour prononcer le rquisitoire qu'il prparait depuis des semaines. Dans ce discours, o il passait en revue toute l'activit de Robespierre depuis le dbut des discussions sur la guerre, il reprochait Robespierre d'avoir longtemps calomni les plus purs patriotesy compris pendant les massacres de Septembre, d'avoir mconnu, avili, perscut les reprsentants de la nation et fait mconnatre et avilir leur autoritde s'tre offert comme un objet d'idoltried'avoir impos sa volont sur l'assemble lectorale du dpartement de Paris par tous les moyens d'intrigue et d'effroienfin, d'avoir videmment march au suprme pouvoir[].

Ayant obtenu un dlai de huit jours, Robespierre rpliqua, le 5 novembre, par un discours qui rduisit au silence ses adversaires en dmontrant l'inconsistance des accusations de Louvet et en justifiant les mesures du conseil gnral de la Commune partir du jenkinsons kiddie rides aot[],[].

Le lendemain, Valaz prsenta son rapport sur l'affaire Louis Capetsuivi les trois jours suivants par cinq autres orateurs, dont Saint-Just, l'abb Grgoire et Robert.

Robespierre, lui, demeura silencieux, peut-tre malade, comme le laissent penser les Mmoires de sa sur, selon Grard Walter. Durant le mois de novembre, tandis que les dbats sur le procs diminuaient, le peuple tait confront une pnurie des subsistances, et des troubles clatrent dans de nombreux dpartements. Considrant que les Girondins cherchaient sauver Louis XVI pour le rtablir sur le trne, il intervint lors de la sance du 30 novembre, afin de ramener en avant la question du procs. Puis, comme l'Assemble menaait de traner en longueur sur des questions lgales, il pronona un nouveau discours, le 3 dcembre, dans lequel il expliqua qu'il n'y avait pas de procs faireque la journe du 10 aot avait dj rgl la question et que Louis XVI devait tre immdiatement dclar tratre la nation franaise.

La Convention rejeta cet avis, de mme que celui de Saint-Just, qui demandait la mise hors-la loi du roi, mais l'acquittement devenait invraisemblable[],[]. Le 15 janvierl' appel au peuple fut rejet par la Convention par voix contre Le lendemain, la peine capitale fut vote par voix contrepuis, aprs des rclamations, par voix contre []. En revanche, quand, le 21 janvier, aprs l'assassinat de son ami Lepeletier de Saint-Fargeau, Basire demanda la peine de mort contre quiconque reclerait le meurtrier, il s'y opposa, jugeant la motion contraire tous les principesalors que la Convention devait effacer [du] code pnal la peine de mort[].

Dans les semaines qui suivirent, alors qu'une offensive tait lance sur l'Escaut pour dborder les Provinces-Unies, se constituait une coalition antifranaise. Le 23 fvrier afin de reconstituer larme, dgarnie aprs le dpart des volontaires dela Convention dcrte une leve de hommes, et 82 reprsentants furent envoys dans les M. Roberspierre sic : dput de l'Artois dpartements pour hter l'opration ; pour se dbarrasser d'une partie l'Assemble nationale enestampe dessine de leurs adversaires, les Girondins favorisrent dans de nombreux cas par Jean Urbain Gurin et grave par Franz-Gabriel Fiesinger coll.

Bibliothque la nomination de Montagnards, et ce jusqu'en juin, permettant ainsi nationale, Cabinet des estampes. De mme, lors des sances du 9 au 11 mars, fut cr, sur la demande de Cambacrs et de Danton et suivant le projet de Lindet, un tribunal rvolutionnaire charg de punir les conspirateurs et les contre-rvolutionnaires dont Robespierre demanda, le 11, une plus stricte dfinition, afin que les rvolutionnaires ne pussent tre compris dans les poursuites, ce qui fut adopt suivant la rdaction, moins restrictive, propose par Isnard [],[].

Cependant, des troubles clataient dans plusieurs dpartements de l'Est et en Vende, ce qui amena la Convention dcrter, le 18 mars, sur proposition de Duhem et de Charlier, la peine de mort dans les vingt-quatre heures pour toute personne convaincue d'migration, puis, le 19, sur un rapport de Cambacrs, la mise hors-la-loi de tout individu prvenu d'avoir pris part quelque meute contre-rvolutionnaire et arbor la cocarde blanche ou tout autre signe de rbellion[].

C'est dans ce contexte que se situe l'affaire Dumouriez. L'attitude de Robespierre l'gard du gnral fut d'abord circonspecte. Dans le dbat qui eut lieu le 10 mars devant la Convention, au cours duquel furent lus quelques lettres rassurantes de Dumouriez et le rapport de Lacroix et Danton, qui rendaient compte de leur mission auprs des armes o ils avaient t commis afin d'valuer le rle des officiers dans les checs en louant le patriotisme du gnral, il jugea, pour sa part, que son intrt personnel, l'intrt de sa gloire mmel'attachait au succs des armes franaises.

Toutefois, selon Grard Walter[], le gnral avait alors conu le projet d'tablir Louis XVII sur le trne, avec Marie-Antoinette comme rgente et lui-mme comme protecteur du royaume en se servant de ses succs militaires.

Mais ces projets furent anantis par la bataille de Neerwinden, le maigrir vite sans yoyo 2013 mars. Toutefois, quand, le 26 mars, le ministre de la Guerre, Beurnonville, transmit au comit, runi en sance commune avec le Conseil excutif, une lettre dans laquelle le gnral proposait de retirer ses troupes de Belgique et d'adopter l'avenir une stratgie uniquement dfensive, Robespierre s'opposa Danton, qui l'ayant rencontr le 15 mars trois jours aprs la lecture d'une lettre la Convention dans laquelle il rendait l'agitation des Jacobins et des sans-culottes responsable des dfaitesavait prsent sa dfense, et exigea sa destitution immdiate, le jugeant indigne de la confiance de la nation et dangereux pour la libert, mais il ne fut pas suivi.

Mand la barre de la Convention le 30 aprs une seconde lettre hostile aux anarchistes et une tentative, le 27, d'entraner son arme sur la capitale, le gnral fit arrter les quatre commissaires envoys par l'Assemble, dont. Maximilien de Robespierre le ministre de la Guerre, et tenta vainement de convaincre ses troupes de se retourner contre la Rpublique[], ce qui lui valut d'tre dclar tratre la patrie le 3 avril [].

Article dtaill : Dcret de la cration du Comit de salut public 6 avril Or, la veille, Brissot avait insr dans son journal un loge de Dumouriez. Compromis dans les manigances de Dumouriez, Danton avait subi les attaques de la Gironde, auxquelles il avait rpondu le 1er avril en leur retournant l'accusation[]. Quand, le soir du 3 avril, Robespierre dnona l'incapacit du comit de dfense gnrale, la vive raction des Girondins l'amena prsenter les diffrents lments qui, ses yeux, tablissaient leur complicit avec Dumouriez[].

Le 5 et le 6 avril, sur la demande des Montagnards, la commission de salut public fut remplace par le comit de salut public, domin par Danton, Barre et Cambon, puis il fut dcid, le 9 avril, d'envoyer des reprsentants en mission aux armes[].

Depuis janvier, une lutte opposait, au sein des sections parisiennes et provinciales, les modrs, parfois proches des Girondins, et les radicaux, sensibles aux revendications des Enrags, qui, dans un contexte d'effondrement de l'assignat, d'inflation, de vie chre, de rcession et de travail rare, rclamaient la taxation, la rquisition des denres, des secours publics aux pauvres et aux familles de volontaires, le cours forc de l'assignat et l'instauration d'une Terreur lgale contre les accapareurs et les suspects.

Ds le 1er avril, l'annonce de la trahison de Dumouriez, Varlet avait fond l'vch un comit central rvolutionnaire, dit le comit de l'vch, tandis que Jacques Roux provoquait la formation d'une assemble gnrale des comits de surveillance de Paris, qui obtint le soutien de la Commune et de son procureur, Chaumette, mais entra en concurrence avec le comit[].

Le 4 avril, au lendemain de la dnonciation de Robespierre, la section de la Halle-aux-Bls rdigea un projet d'adresse la Convention demandant un dcret d'accusation contre les dputs coupablesainsi qu'une loi contre les accapareurs, la destitution des officiers nobles et l'puration de l'administration[].

Le 8 avril, lors de la sance du soir, une dputation de la section de Bon-Conseil vint demander un dcret d'accusation contre les chefs girondins et obtint, sur la demande de Marat, les honneurs de la sance. Le 10 avril, Ption ouvrit les dbats de la sance du matin en dnonant, en termes trs vifs, le projet d'adresse de la section de la Halle-aux-Bls, pourtant conu, selon Hamel, dans le mme esprit que celle de la section de Bon-Conseil, et demanda le renvoi devant le tribunal rvolutionnaire de son prsident et de son secrtaire.

En rponse, Robespierre ritra son accusation l'encontre des Girondins dans un long rquisitoire qui situait la trahison du gnral dans le cadre d'une plus vaste conspiration et auquel Vergniaud rpondit aussitt[]. Le 11, Vergniaud fut suivi dans cette voie par Ption et Guadet, qui, profitant de l'absence de nombreux Montagnards, envoys en mission en province, retourna l'accusation de conspiration en faveur d'Orlans contre Robespierre, Danton et la Montagne et demanda la mise en accusation de Marat, accus d'avoir initi et sign une adresse des Jacobins aux dpartements accusant la Convention de renfermer la contre-rvolution dans son sein le dcret d'accusation fut vot le lendemain sur un rapport du comit de lgislation[],[].

Au terme de la sance du 10, Robespierre se rendit aux Jacobins, o il rsuma son rquisitoire et critiqua le projet d'adresse de la section de la Halle-aux-Bls, dont les excs de langage, ses yeux, produisaient des effets terribles dans les dpartements. En lieu et place, il demanda que des assembles extraordinaires fussent convoques dans toutes les sections pour dlibrer sur les moyens de dnoncer la France entire la trame criminelle des tratres.

Cette dmarche aboutit, le 15 avril, la prsentation, par 35 des 48 sections rvolutionnaires de Paris, d'une adresse au ton modr mais qui comportait une liste de 22 mandataires coupables du crime de flonie envers le peuple souveraindestine tous les dpartements pour demander leur accord, afin de contraindre les dputs viss se retirer de l'Assemble.

Cette ptition, qui donnait cette puration la forme d'une consultation nationale, fut rejete par la Convention, ce qui, aprs l'acquittement de Marat devant le tribunal rvolutionnaire[], le dclenchement de la guerre de Vende et le soulvement de Lyon, favorisa le dveloppement d'une atmosphre de crise dans la capitale. Devant cette situation, la Gironde obtint le 18 mai de la Convention la cration d'une commission extraordinaire des Douze destine briser la Commune, qui soutenait le mouvement[],[].

Maximilien de Robespierre Absent du 14 au 23 mai, peut-tre malade, Robespierre intervint, malgr sa faiblesse physique, devant les Jacobins le 26, lui qui jusque-l avait prch le calme et la modration contre les Enrags et les exagrs, avec l'espoir d'emporter la lutte sur le terrain parlementaire, pour inviter le peuple se mettre dans la Convention nationale en insurrection contre les dputs corrompus.

Aprs avoir tent en vain d'obtenir la parole devant la Convention le lendemain, il pronona un discours, le 28, pour dnoncer les Girondins, mais, interrompu par Barbaroux et trop faible pour faire face, il quitta la tribune en invitant les rpublicains replonger les brissotins dans l'abme de la honte.

Article dtaill : Journes du 31 mai et du 2 juin Le 31 mai, il demeura silencieux jusqu' ce que ft propose la mise aux voix du rapport que Barre avait prsent au nom du comit de salut public, dans lequel il se bornait demander la suppression de la commission des Douze.

Jugeant les mesures proposes insuffisantes, il intervint la tribune pour s'opposer la constitution d'une force arme charge de protger la Convention et demander le dcret d'accusation contre tous les complices de Dumouriez et contre tous ceux qui ont t dsigns par les ptitionnaires. Toutefois, la Convention se pronona en faveur du projet de Barre. Le 2 juin, elle finit par cder, sous la menace des canons d'Hanriot[].

La Convention montagnarde Ds le 3 juin, Robespierre revendiqua le rle des Jacobins qui avaient contribu l'organisation et au succs de l'insurrection face aux Enrags et Exagrs avec l'appui, selon Patrice Gueniffey, des militants des sections qui n'entendaient nullement dposer les armes sans avoir recueilli tout le bnfice de leur victoire[]ou encore de la droite qui conservait de solides positions la Convention o dominait jusque parmi les Montagnards une volont de conciliation.

Maximilien de Robespierre dclara dans ce contexte : Il faut que nous nous emparions des comits et que nous passions des nuits faire de bonnes lois. Or, le 6 juin, Barre prsenta au nom du comit de salut public un rapport demandant la dissolution de l'ensemble des comits rvolutionnaires crs l'occasion de la crise de mai, l'expulsion de tous les trangers suspects, l'lection d'un nouveau commandant gnral de la garde nationale et l'envoi dans les dpartements dont les dputs avaient t dcrts d'arrestation un nombre gal de dputs comme otages Danton appuya cette dernire proposition, Couthon et Saint-Just s'offrant eux-mmes comme otages.

Quand la discussion s'engagea, le 8 juin, Robespierre se pronona contre ce rapport, hormis sur la question d'une loi sur les trangers, qu'il voulait plus svre, et obtint son retrait ; Hanriot fut confirm dans ses fonctions, et les comits rvolutionnaires purent poursuivre leur action[],[],[],[]. Aprs l'adoption de la loi du 3 juin sur le mode de vente des biens des migrs, qui stipulait que les lots seraient diviss en petite parcelle, avec un dlai de paiement de dix ans, pour favoriser les paysans pauvres, et de celle du 10 juin sur le partage, facultatif, des biens communaux, part gale, par tte d'habitant et non par propritaire et au tirage au sort, et avant la loi du 17 juillet sur l'abolition complte et sans indemnit au contraire de la nuit du 4 aot des droits fodaux, Hrault de Schelles prsenta un projet de constitution auquel avaient contribu Couthon et Saint-Just et qui fixait un projet de dmocratie politique[].

Robespierre avait lui-mme prsent, le 24 avril, un projet de dclaration des droits prcd par un discours sur la propritprolong le 10 mai par un discours sur la constitution future[],[], dont l'influence sur le projet final a fait l'objet de discussions[],[]. Son discours sur la proprit et sa dclaration entendaient limiter le droit de proprit, face au projet de constitution girondine, par l'obligation de respecter les droits d'autrui et de ne prjudicier ni la la sret, ni la libert, ni l'existence, ni la proprit de nos semblablesl'tablissement d'une fiscalit redistributive et progressive ainsi que d'une fraternit et citoyennet universelles[].

Engag le 11 juin, le dbat aboutit le 23 juin l'adoption du projet[]. Le dernier jour, une partie des dputs de droite tant rests assis sur leurs bancs lors du vote de la dclaration des droits, Robespierre s'opposa aux dputs qui, comme Billaud-Varenne, rclamaient l'appel nominal, afin que la France entire connt lesquels de ses. Maximilien de Robespierre reprsentants s'taient opposs son bonheur. Il affirma cette occasion : J'aime me persuader que, s'ils ne se sont pas levs avec nous, c'est plutt parce qu'ils sont paralytiques que mauvais citoyens[].

Dans le mme temps, selon Grard Walter, il uvra pour favoriser la position de Couthon, Saint-Just et Jeanbon Saint-Andr, qui avaient t adjoints au comit de salut public le 31 mai et que l'historien qualifie de robespierristeset pour liminer Danton, qui aurait cess de lui inspirer confiance depuis l'affaire Dumouriez, notamment dans son discours aux Jacobins du 8 juillet.

Le 10 juillet, la Convention procda au renouvellement du comit. Tandis que les trois adjoints faisaient leur entre comme membres, Danton n'tait pas rlu. Puis, le 26 juillet, Gasparin dmissionna ; Robespierre prit part la sance du Comit de ce jour, avant d'tre lu sa place le lendemain, sur proposition de Jeanbon Saint-Andr[].

Il tait courant que les dputs pressentis pour faire partie du comit assistent ses sances. Ainsi Carnot et Prieur de la Cte-d'Or, qui furent appels le 14 aot, assistrent, le premier, la sance du 11, le second, celles des 4, 5, 6, 7 et 12 aot[].

Robespierre participa d'abord principalement aux dlibrations sur la question militaire, une poque o les dfaites se succdaient. Devant la dtresse de la situation, Barre proposa l'entre de techniciens capables de dresser un plan d'oprations; Carnot, alors en mission dans le Nord, et Prieur de la Cte-d'Or furent appels siger le 14 aot[],[].

Inquiet, selon Jules Michelet et Grard Walter, de cette arrive qui pouvait prfigurer la constitution d'une coalition avec Thuriot, Barre et Hrault de Schelles, Robespierre dclara le soir mme aux Jacobins : Appel contre mon inclination au Comit de Salut public, j'y ai vu des choses que je n'aurais os souponner.

J'y ai vu d'un ct des membres patriotes qui cherchaient en vain le bien de leur pays, et de l'autre, des tratres qui tramaient au sein mme du Comit contre les intrts du peuple[]. Au contraire, pour Ernest Hamel, il n'y avait alors encore aucune divergence d'opinion entre Robespierre et Carnot, avec lequel il avait t li d'amiti Arras, et les paroles prononces aux Jacobins le soir du 11 aot[], qui ont pu selon lui tre infidlement rapportes, ne l'empchrent pas, le 25 septembre, de demander la Convention de dclarer que le comit avait bien mrit de la patrie[].

La Terreur Article dtaill : Terreur Rvolution franaise. Le rle jou par Robespierre au sein du Comit de salut public et son influence relle sur le gouvernement rvolutionnaire font dbat. Si maints historiens estiment qu'il disposait d'un ascendant rel, le considrant comme le matre du comit de salut public, de la Terreur, de la rvolution ou de la France[],[], plusieurs autres contestent l'ide qu'il y ait exerc une quelconque prpondrance et jugent qu'au contraire, il fit l'objet de vives contestations parmi ses collgues[],[].

Toutefois, il fut prsent par les thermidoriens Ddicace de Robespierre dans un dictionnaire qu'il s'agisse des membres des anciens comits Barre, Collot dedate du 3 brumaire an II. En dcrivant la Terreur comme la dictature d'un seul, bouc missaire abattules Conventionnels espraient prouver devant l'opinion leur non-responsabilit, peut-tre mme leur innocence, voire leur tat de victime et rendre alors justifiable et peut-tre logique leur volte-face[].

Si les mesures dexception taient juges indispensables pour sauver la Rpublique gravement menace lintrieur par plusieurs soulvements insurrection en Vende, insurrections fdralistes, notamment soulvement de Lyon et lextrieur par la menace militaire guerre contre les monarchies europennes coaliseson n'a jamais prouv la. Maximilien de Robespierre responsabilit de Robespierre dans les drives et les atrocits de la rpression en Vende, Lyon, dans le Midi, dans le Nord et Paris, certains historiens, comme Albert Mathiez ou Jean-Clment Martin jugeant mme qu' ses yeux, la rpression ne devait frapper que les vrais coupables, et non les comparses, et se rduire au strict ncessaire[].

Ainsi, selon Mathiez, quand Jullien de Paris, envoy en mission par le comit de salut public dans les dpartements maritimes, l'alerta sur le comportement de Carrier Nantes[] et de Tallien Bordeaux, il demanda leur rappel, de mme qu'il rclama celui de Barras et de Frron, en mission dans le Midi, de Rovre et Poultier, qui organisaient dans la Vaucluse les bandes noires pour s'emparer des biens nationaux, de Le Bon, dnonc pour ses exactions en Artois, et de Fouch, responsable des mitraillades Lyon.

Selon le tmoignage de sa sur Charlotte, lorsque ce dernier vint le voir son retour de Lyon, Robespierre lui demanda compte du sang qu'il avait fait couler et lui reprocha sa conduite avec une telle nergie d'expression que Fouch tait ple et tremblant. Il balbutia quelques excuses et rejeta les mesures prises sur la gravit des circonstances. Robespierre lui rpondit que rien ne pouvait justifier les cruauts dont il s'tait rendu coupable, que Lyon, il est vrai, avait t en insurrection contre la Convention nationale, mais que ce n'tait pas une raison pour faire mitrailler en masse des ennemis dsarms [].

Il est nanmoins vrai de dire que Robespierre, considr par de nombreux historiens comme le principal thoricien de la Terreur[], participa l'instauration d'un gouvernement rvolutionnaire fond la fois sur les principes de vertu et de terreur, selon ses propres termes.

De mme, sous le Directoire, Reubell a confi Carnot : Je n'ai jamais eu qu'un reproche faire Robespierre, c'est d'avoir t trop doux[]. Par la suite, d'autres acteurs ou tmoins, comme Napolon Bonaparte, ont critiqu la thse thermidorienne selon laquelle Robespierre tait l'inspirateur de la Terreur puisque le phnomne avait cess avec sa mort : Robespierre, disait Napolon en prsence de Gourgaud et de Mmede Montholon, a t culbut parce qu'il voulait devenir modrateur et arrter la Rvolution.

Cambacrs m'a racont que, la veille de sa mort, il avait prononc un magnifique discours qui n'avait jamais t imprim. Billaud et d'autres terroristes, voyant qu'il faiblissait et qu'il ferait infailliblement tomber leurs ttes, se ligurent contre lui et excitrent les honntes gens soi-disant, renverser le tyranmais en ralit pour prendre sa place et faire rgner la terreur de plus belle[].

De mme, selon Las Cases, il le pensait le vrai bouc missaire de la rvolution, immol ds qu'il avait voulu entreprendre de l'arrter dans sa course [ Ils les terroristes ont tout jet sur Robespierre ; mais celui-ci leur rpondait, avant de prir, qu'il Jean-Jacques-Rgis de Cambacrs, portrait tait tranger aux dernires excutions ; que, depuis six semaines, il l'huile de Henri-Frdric Schopin collection n'avait pas paru aux comits.

Napolon confessait qu' l'arme de Nice, Chteau de Versailles. Cambacrs, qui doit tre une autorit sur cette poque, observait l'Empereur, avait rpondu l'interpellation qu'il lui adressait un jour sur la condamnation de Robespierre, par ces paroles remarquables : Sire, cela a t un procs jug, mais non plaid.

Ajoutant que Robespierre avait plus de suite et de conception qu'on ne pensait ; qu'aprs avoir renvers les factions effrnes qu'il avait eues combattre, son intention avait t le retour l'ordre et la modration[]. Il n'empche, Robespierre est entr dans la lgende noire car cette thse commode et infonde historiquement a trouv une utilit auprs de quelques grands dictateurs des temps modernes qui se sont rclams, et.

Maximilien de Robespierre de Robespierre et de la terreur comme une ncessit les svrits ncessaires pour assurer le salut public []. En fait, Robespierre n'avait ni les moyens ni le temprament d'un dictateur et, selon des tmoignages rarement mis en avant, il s'est oppos un grand nombre de mesures de terreur ou terroristes selon la terminologie du temps que Barre, Collot d'Herbois et Billaud-Varenne, membres comme lui du Comit de salut public, cherchaient, pour des raisons diverses, faire prvaloir.

Il tait hostile l'autonomie grandissante, en l'an II, du Comit de sret gnrale qui, par le pass, s'tait dj discrdit[]. Or, le Comit de sret gnrale, entirement sous l'influence de Barre, de Collot d'Herbois et de Billaud-Varenne, en liaison troite avec le Tribunal rvolutionnaire, notamment ses juges et son accusateur public, fut le principal instrument de la Terreur puisque, plus que toute autre autorit, il a lanc la trs grande majorit des mandats d'arrt[].

Le conventionnel Rouzet, englob dans la proscription des dputs emprisonns comme complices des Girondins, expliqua comment il survcut grce Robespierre : Ce fut lui, crit-il, qui le 3 octobreempcha que les soixante-treize dputs girondins mis en arrestation fussent aussi accuss, malgr la demande, entre autres par Nicolas Osselin Ce fut Robespierre qui repoussa les sanguinaires aboiements d'Hbert dans sa feuille du pre Duchne, et les hurlements, entre autres, de Dufourny la tribune des Jacobins, tous galement impatients de faire de ces 73 prvenus une hcatombe[].

Le mme dput rappela aussi que Robespierre condamna l'absurde brutalit que dployait Hbert dans la procdure contre Marie-Antoinette. Il s'exaspra tellement ce sujet que, dans la violence de ses gestes, il brisa son assiette[]. Parmi les soixante-treized'ailleurs, plusieurs ont crit Robespierre pour le remercier de les avoir sauvs, comme les dputs Hecquet, Quinnec, Ruault, Saint-Prix, Delamarre, Blad et Vincent le 29 nivse 18 janvier [], ou pour lui demander de proposer une amnistie gnrale, comme Faure, dput de Seine-Infrieure, le 19 prairial 7 juinveille de la fte de l'tre suprme[] et Girault, dput des Ctes-du-Nord, enferm la prison de la Force, le 26 prairial [].

De la mme faon, le 20 messidor 8 juilletun ancien constituant qui a assist aux mitraillades de Lyon et a t victime de la rpression, crivit Robespierre, pour lui exprimer la joie qu'il prouva en apprenant, par un ami sr de retour de Paris, qu'il a blm la conduite de Collot d'Herbois dans cette ville[]. Le 30 frimaire an II 3 dcembreRobespierre proposa devant la Convention l'institution d'un comit de justice, qui allait dans le sens du comit de clmence rclam par Camille Desmoulins dans le quatrime numro du Vieux Cordelier 20 dcembrepour rechercher Le Vieux cordelier de Camille Desmoulins, no3, et largir les patriotes injustement dtenus.

Toutefois, cette proposition 15 dcembre Aux Jacobins, lors de la sance du 29 ventse 19 marsil s'opposa la discussion sur les signataires des ptitions royalistes dites des et des []. De mme, il tenta en vain de sauver Madame lisabeth, s'opposant ainsi Hbert le 1er frimaire 21 novembre qui demandait notamment aux Jacobins qu'on poursuive l'extinction de la race de Capet[]et, d'aprs le tmoignage du libraire Maret, rapport par le royaliste Beaulieu[], affirma, aprs son excution en mai : Je vous garantis, mon cher Maret, que, loin d'tre l'auteur de la mort de Madame lisabeth, j'ai voulu la sauver.

C'est ce sclrat de Collot d'Herbois qui me l'a arrache. Il tenta de la rajeunir visage dota jeux faon de sauver l'ancien constituant Thouret, que l'on avait compromis dans la soi-disant conspiration des prisons, et, seul, refusa de signer le mandat d'arrestation[]. Maximilien de Robespierre Dans une brochure publie au dbut de la Restauration, ve-Demaillot[], un agent du Comit de salut public, nomm en mai commissaire dans le Loiret, affirma y avoir t envoy par Robespierre afin d'largir les suspects arrts sur l'ordre de Lonard Bourdon, qui furent presque tous dlivrs, et parmi eux l'abb Le Duc[], fils naturel de Louis XV, prt aller l'chafaud, [qui] dut la vie Robespierre[].

Enfin, le 9-Thermidor, Billaud-Varenne reprocha Robespierre son indulgence, expliquant : La premire fois que je dnonai Danton au Comit, Robespierre se leva comme un furieux, en disant qu'il voyait mes intentions, que je voulais perdre les meilleurs patriotes[].

Or, pour le publicite royaliste Beaulieu, il reste pour constant que les plus grandes violences depuis le commencement de l'anneont t provoques par ceux-l mmes qui ont cras Robespierre.

Uniquement occups, dans nos prisons, rechercher dans les discours qu'on prononait, soit aux Jacobins soit la Convention, quels taient les hommes qui nous laissaient quelque espoir, nous y voyions que tout ce qu'on disait tait dsolant, mais que Robespierre paraissait encore le moins outr[]. La lutte contre les factions Finla majorit des Conventionnels continua soutenir le Comit de salut public qui obtint ses premires victoires militaires, mais les luttes pour le pouvoir entre rvolutionnaires sexacerbrent, dans un contexte de crise conomique aggrave par la loi sur le maximum gnral.

Ceux qui voulurent arrter la Terreur, juge bride burning stories et dangereuse, autour de Danton et de Desmoulins, reurent le surnom dIndulgents. Ceux qui entendirent la radicaliser et ltendre aux pays voisins, autour des dirigeants du club des Cordeliers, Hbert, rdacteur du Pre Duchesne, le journal des sans-culottes, Vincent, secrtaire gnral du ministre de la Guerre, Ronsin, chef de larme rvolutionnaire parisienne, avec lappui de Commune, reurent celui dEnrags ou de Cordeliers les historiens leur donneront aprs coup celui dHbertistes.

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De la fin de novembre au milieu de janvier, il se forma comme un axe Robespierre-Danton pour combattre la monte des Hbertistes et la dchristianisation qui se dchana en novembre. Il semble que Danton ait espr dtacher Robespierre de la gauche du Comit Billaud-Varennes, Collot et Barre et partager avec lui les responsabilits gouvernementales. Les amis de Danton attaqurent les leaders hbertistes avec lapprobation tacite de Robespierre et firent dcrter darrestation par la Convention, le 17 dcembre, Ronsin et Vincent, sans mme en rfrer aux Comits.

Cette offensive fut appuye par le nouveau journal de Camille Desmoulins, Le Vieux Cordelier, qui obtint un grand succs. En mme temps, les Indulgents passrent loffensive : le 15 dcembre, le Vieux Cordelier sen prit la loi contre les suspects.

Robespierre mit fin aux espoirs dalliance de Danton le 25 dcembre, aprs le retour de Collot de Lyon, accouru pour dfendre les Hbertistes, et impliqua les deux factions adverses dans un mme complot : Le Gouvernement rvolutionnaire doit voguer entre deux cueils, la faiblesse et la tmrit, le modrantisme et lexcs ; le modrantisme qui est la modration ce que limpuissance est la chastet ; et lexcs qui ressemble lnergie comme lhydropisie la sant[].

Stratgie politique efficace qui lui donna une position de juge moral et darbitre et lui permettra de renforcer son contrle du pouvoir et dliminer ses opposants. Les deux factions se combattirent en vain pendant deux mois. Maximilien de Robespierre tentrent une insurrection qui, mal prpare, non suivie par la Commune, choua. Le Comit fit arrter les dirigeants cordeliers dans la nuit du 13 au 14 mars.

La technique de lamalgame permit de mler Hbert, Ronsin, Vincent et Momoro des rfugis trangers Cloots, Proli, Pereira, afin de les prsenter comme des complices du complot de ltranger. Tous furent excuts le 24 mars sans que les sans-culottes ne bougent. Le lendemain de larrestation des Hbertistes, Danton et ses amis reprirent loffensive.

Le numro 7 du Vieux Cordelier, qui ne parut pas, rclamait le renouvellement du Comit et une paix aussi rapide que possible. Ce numro, contrairement aux prcdents, attaquait frontalement Robespierre, qui il reprochait son discours prononc aux jacobins contre les Anglais, le 11 pluvise an II 30 janvier : vouloir, comme autrefois Brissot avec l'Europe continentale, municipaliser l'Angleterre.

Mais Robespierre disposait contre les chefs des Indulgents dune arme efficace, le scandale politico-financier de la liquidation de la Compagnie des Indes, dans lequel furent impliqus des amis de Danton. Comme pour les Hbertistes, on amalgama aux accuss politiques des prvaricateurs et des affairistes, trangers de surcrot, pour rattacher les accuss la conspiration de ltranger. Le procs, ouvert le 2 avril, fut un procs politique, jug davance.

Danton et ses amis furent guillotins le 5 avril. Pour les Hbertistes comme pour les Dantonistes, ce fut Saint-Just qui se charga du rapport daccusation devant la Convention, en utilisant et en corrigeant pour les Dantonistes les notes de Robespierre. La question coloniale Aprs s'tre oppos la reconnaissance constitutionnelle de l'esclavage, propose par Barre le 13 maiet au refus du droit de vote aux affranchis, prsent par Reubell le 15 mai suivant[38], Robespierre dnona d'abord l'assemble constituante le 5 septembre le refus par les assembles coloniales d'appliquer le dcret, puis le 24, sa rvocation ainsi que les concessions faites aux tenants du statu quo colonial, emmens par le triumvirat et Moreau de Saint-Mry.

Alors que la rgression feuillante de l't parvenait son aboutissement, les triumvirs russirent faire rvoquer le dcret du 15 mai relatif l'tat politique des gens de couleur dans les colonies, qui n'admettait pourtant que les gens de couleur ns de pre et de mre libres [ Aussi, quand les Girondins firent voter l'Assemble lgislative un dcret accordant cette fois-ci dfinitivement l'galit des droits politiques entre les hommes de couleur et noirs libres et les colons blancs, le 28 mars et le 4 avrilRobespierre leur en rendit grce au nom de l'Humanit dans le no3 du Dfenseur de la constitution, le 31 mai[].

Il dsavouait ainsi le pamphlet Jacques-Pierre Brissot dmasqu fvrier de Camille Desmoulins, son ami et alli dans le combat contre le bellicisme girondin. Camille Desmoulins avait reproch Brissot sa politique coloniale, suppose diviser le mouvement patriote. En avrillorsqu'il rdigea son projet de dclaration des droits de l'homme, Robespierre associa, la partie relative un projet de limitation de la proprit prive, la suppression de la traite et de l'esclavage des Noirs, aussi scandaleux ses yeux que la royaut et l'aristocratie terrienne.

Il y dsigna les navires ngriers sous l'expression longues birespuise une brochure de Brissot publie deux ans plus tt, en fvrierelle-mme drive de l'expression de Mirabeau insre dans un discours, prononc au club des jacobins les 1er et 2 mars : bires flottantes [].

Le 4 juinla Convention, une source dcouverte rcemment une affiche du multre martiniquais Julien Labuissonnire indique que Robespierre et Jeanbon Saint-Andr ont aux cts de l'abb Grgoire point prcis que l'on connaissait tonn du sommet de la Montagnepour faire passer par ptition l'abolition de l'esclavage rclame par Anaxagoras Chaumette et le crole antiesclavagiste Claude Milscent[].

En ce qui prothese mammaire loos 2014 les positions de Robespierre sur la question coloniale en l'an II, que Georges Hardy affirmait inexistantes dans les papiers de la commission Courtois[], on y a rcemment dcouvert des traces, ainsi que dans d'autres pices d'archives. On avait pourtant l'impression, souligne par des thermidoriens de gauche, qu'il tait devenu hostile l'abolition de l'esclavage en raison d'une phrase, d'inspiration colonialiste, prononce contre les.

Maximilien de Robespierre Girondins le 27 brumaire an II 17 novembre : C'est ainsi que la mme faction qui en France voulait rduire tous les pauvres la condition d'Hilotes et soumettre le peuple l'aristocratie des riches, voulait en un instant affranchir et armer tous les ngres pour dtruire nos colonies[]. Jean Poperen en dduisait, sans en donner d'explication, que la position de Robespierre sur la libration des Noirs depuis sa polmique avec Barnave semble avoir volu [].

Cette fois-ci, il semblait s'inspirer du rapport Amar, montagnard assez proche des colons, prsent la Convention, le 3 octobre qui accusait Brissot d'avoir voulu, dans le pass, livrer les colonies, sous le masque de la philanthropieaux Anglais. Par ailleurs, il n'existe aucune trace publique de ses positions sur le dcret du 16 pluvise an II 4 fvrier proclamant l'abolition de l'esclavage des Noirs dans toutes les colonies et qui aurait d logiquement l'enthousiasmer.

En priv, il existe une allusion ngative ce dcret dans les notes de Robespierre contre les Dantonistes : il y reproche Danton et Delacroix d'avoir fait passer un dcret dont le rsultat le plus vraisemblable sera la perte des colonies []. Mais le recoupement des papiers saisis par la commission Courtois avec les polmiques thermidoriennes laisse penser que la premire phrase, par ses motifs, au contraire, n'altre en rien les opinions coloniales galitaires qu'il avait exprimes en mai-septembremai et avril En octobre Amar attaquait toute la politique coloniale galitaire de Brissot tant celle en faveur des esclaves que celle beaucoup plus nergique des hommes de couleur libres et n'avait pas la caution de Robespierre contrairement ce qu'affirma Brissot[].

Or en novembreRobespierre qui attaquait l'antiesclavagisme des girondins, tait influenc par Janvier Litte, un dput de la Martinique multre donc bnficiaire de la loi galitaire du 4 avrilque Robespierre avait loue, on s'en souvient et esclavagiste. Or, au contraire, les papiers de la Commission Courtois montrent qu'en messidor an II juilletquelques semaines avant sa mort, Robespierre, par l'intermdiaire de son bureau de police et de l'agent Claude Gurin, surveillait ce dput et ses accointances avec deux intrigants de Saint-Domingue, Page et Brulley, en prison depuis le 17 ventse an II 7 mars [].

Les mmes papiers signalent que dans sa correspondance avec Robespierre, son agent Jullien de Paris, alors en mission avec Prieur de la Marne, lui avait, en janvierannonc l'arrive prochaine Paris de trois dputs de Saint-Domingue un blanc, Louis-Pierre Dufay, un multre, Jean-Baptiste Mills, et un noir, Jean-Baptiste Belley, lus dans la colonie aprs l'abolition de l'esclavage par Sonthonax en aot ; aprs l'arrestation de deux d'entre eux Dufay et Mills sur dnonciation des commissaires esclavagistes Page et de Brulley auprs du Comit de sret gnrale notamment Amar qui recevait souvent depuis septembre les deux intrigants.

Dufay et Masque cheveux huile de ricin barbe 2014 furent librs par le Comit de salut public aprs intervention de Belley et intgrs la Convention, la Montagne et au club des Jacobins. Aprs leur entretien avec Belley, les membres du Comit de perte de poids lifesum public prsents Paris Robert Lindet except, comme Amar au Comit de sret gnrale trs proche de Page et de Brulley qui qualifirent les Blancs de Saint-Domingue de princes colons et assimilrent les noirs de Saint-Domingue aux sans-culottes des colonies[].

En avrilDufay, Mills et Belley crivirent au Comit de salut public une lettre prcisant leurs requtes quant aux modalits d'arrestation de Sonthonax et de Polverel et l'excution de l'abolition de l'esclavage en tant que proches de la Gironde : vincer de la commission le crole Simondes, proche de Page et de Brulley. Robespierre cosigna un arrt excutant la premire injonction[].

Par ailleurs, le 6 thermidor an II 24 juilletil eut une assez violente altercation publique au club des jacobins avec le dput crole des Mascareignes, Benot-Louis Gouly, esclavagiste camoufl. Il n'y tait pas question de l'oppression des Noirs mais de grossires flagorneries que ce dput suspect aurait formules l'gard de Robespierre propos d'une conspiration que ce dernier dnonait. Mais, contre-courant de la mode thermidorienne, Jean-Baptiste Belley instrumentalisa en l'an III, dans ses rponses aux insultes crites ngrophobes de Gouly, la raction de Robespierre[].

Quant la deuxime phrase crite en priv pendant la crise des factions, elle peut aussi lui avoir t influence par Janvier Litte, mais elle fut de toute faon supprime par Saint-Just quand il mit au propre les notes de son ami contre les Dantonistes pour son rquisitoire du 11 germinal an II 31 marssans que leurs relations n'en fussent troubles. Saint-Just, qui connaissait d'ailleurs Page et Brulley pour s'tre souvent entretenu avec eux[], n'en signa pas moins avec Collot d'Herbois, au nom du Comit de salut public, l'ordre d'arrestation des deux colons sur requte de la dputation de Saint-Domingue, le 17 ventse an II 7 mars [].

Maximilien de Robespierre La Convention nationale vota le 19 ventse an II 9 marsl'encontre des colons esclavagistes, le dcret suivant : Article 1. Tous les colons qui ont t membres de l'assemble de Saint-Marc et de celle connue depuis sous le nom d'Assemble coloniale, les agents de ces assembles actuellement en France, et les membres des clubs de Massiac et des colonies, seront mis en tat d'arrestation [].

Les dossiers de la police gnrale indiquent qu' la fin marsla nouvelle Commune robespierriste relaya la politique entame par Chaumette et les Hbertistes, peu avant leur limination, d'arrestations massives des membres d'assembles coloniales, symboles vivants de l'aristocratie de la peau [].

L'tre suprme Robespierre n'a jamais cach sa foi, commune l'poque, en un tre suprme. Ds le 26 marsaux Jacobins, Guadet lui avait fait un crime d'invoquer la Providence les Girondins ne lui pardonnaient pas d'tre le principal opposant leur projet guerrier. Loin de se drober, il assuma[] : La superstition, il est vrai, est un des appuis du despotisme, mais ce nest point induire les citoyens dans la superstition que Fte de ltre suprme au Champ de Mars, le 20 de prononcer le nom de la divinit, jabhorre autant que personne prairial an II, toile de Pierre-Antoine Demachy en toutes ces sectes impies qui se sont rpandues dans lunivers Muse Carnavalet, Paris.

Je soutiens, moi, ces ternels principes sur lesquels staie la faiblesse humaine pour slancer la vertu. Ce nest point un vain langage dans ma bouche, pas plus que dans celle de tous les hommes illustres qui nen avaient pas moins de morale pour croire lexistence de dieu. Oui, invoquer le nom de la providence et mettre une ide de ltre ternel qui influe essentiellement sur les destins des nations, qui me parat moi veiller dune manire toute particulire sur la rvolution franaise, nest point une ide trop hasarde, mais un sentiment de mon cur, un sentiment qui mest ncessaire ; comment ne me serait-il pas ncessaire moi qui, livr dans lassemble constituante toutes les passions, toutes les viles intrigues, et environn de tant dennemis nombreux, me suis soutenu.

Seul avec mon me, comment aurais-je pu soutenir des travaux qui sont au-dessus de la force humaine, si je navais point lev mon me. Sans trop approfondir cette ide encourageante, ce sentiment divin ma bien ddommag de tous les avantages offerts ceux qui voulaient trahir le peuple[].

Rien d'tonnant qu'il se soit jet en travers de la vague dchristianisatrice l'automne Les 21 et 28 novembre, aux Jacobins, il dnona la dchristianisation comme une manuvre contre-rvolutionnaire[].

Dj, le 27 octobre, le Comit Collot-d'Herbois, Robespierre, Carnot et Billaud-Varenne avait crit Andr Dumont, reprsentant dans la Somme et l'Oise : Il nous a paru que dans vos dernires oprations vous avez frapp trop violemment sur les objets du culte catholique. Une partie de la France, et surtout du Midi, est encore fanatise. Il faut bien se garder de fournir aux contre-rvolutionnaires hypocrites, qui cherchent allumer la guerre civile, aucun prtexte qui semble justifier leurs calomnies[].

Tout est dans cette lettre. La dchristianisation violente allait non seulement l'encontre du principe de libert des cultes mais risquait d'allumer partout de nouvelles Vende. Le risque d'embrasement tait rel. Maximilien de Robespierre Le 6 dcembre, Robespierre entrana la Convention dfendre toutes violences ou menaces contraires la libert des cultessans du reste improuver ce qui a t fait jusqu' ce jour en vertu des arrts des reprsentants du peuple [],[].

Le 16 dcembre, de Cassel, Hentz et Florent-Guiot, reprsentants l'arme du Nord, crivirent au Comit : Robespierre a sauv ce pays-ci ; ses inquitudes taient fondes.

Il rsultera pourtant un bien de tout cela ; cest que le fanatisme est ananti, non par les actes de violence commis, puisque nous les rparons, mais par la lchet de plusieurs prtres, qui venaient deux-mmes abdiquer, les uns presss par la peur de la guillotine, les autres parce quils taient les sclrats moteurs du mouvement contre-rvolutionnaire quon avait mdit.

Nous apportons de la consolation au peuple, et il nous bnit ; mais surtout attachons-nous lui montrer que ce nest que des faux patriotes qui, de concert avec Pitt et Cobourg, ont dirig lincartade sur les prtres[].

Ceci tant, la dchristianisation n'tait pas un mouvement athe. Le culte de la Raison, qui l'accompagnait, n'tait rien moins que le culte de l'tre suprme[]. Le 30 novembre, lors d'une fte de la Raison, Paris, dans l'glise Saint-Roch, l'orateur dclara : Ils sont renverss ces autels, o, pendant dix-huit cents annes, on insulta ltre suprme, la raison et lhumanit[].

Nombre de lettres de reprsentants en mission attestent le mme sentiment.

Robespierre

Un seul exemple suffira, celui de Cavaignac et Dartigoeyte, ardents dchristianisateurs, qui, le 9 novembre donc bien avant la prise de position de Robespierrede Auch, avaient envoy la Convention les dclarations de plusieurs prtres, dont celle de Michel Ribet, professeur de philosophie, qui renonait ses fonctions, reconnaissant que tout ce que les prtres enseignent, except lamour dun tre suprme et celui du prochain, nest quun tissu derreur[].

Ce n'est donc pas parce que la dchristianisation ou le culte de la Raison tait un mouvement athe que Robespierre s'opposa elle, mais parce qu'elle pouvait tre perue comme tel Robespierre lui-mme semble l'avoir perue ainsice qui, dans une Europe croyante, permettait de traiter les rvolutionnaires de Sans-Dieu et de dresser contre eux tous les croyants.

Sa position tait essentiellement politique. Mais la dchristianisation, ayant entran le 5 octobre l'adoption du calendrier rpublicain posait un autre problme, celui du remplacement des semaines de 7 jours par 3 dcades de 10 jours, et donc le remplacement du dimanche par le dcadi. Le 12 janvier, d'Auch, Dartigoeyte crivit au Comit : Le peuple avance chaque jour vers la raison et la morale publique. Cest la marche sagement rvolutionnaire du gouvernement que lon doit ces succs. Une bigarrure existe cependant encore entre les prtres dprtriss et les non-dprtriss ; cela forme lobjet dune jalousie de commune Vue du jardin national et des dcorations, le jour commune ; cest mme un moyen de fanatisme, quil faudrait peut-tre de la fte clbre en lhonneur de ltre suprme Muse Carnavalet, Paris.

Si lon accordait une somme suffisante pour la clbration des ftes dcadaires, nous verrions bientt le peuple oublier le dimanche et se faonner aux usages rpublicains.

Le jour du dcadi na pas dattrait dans les campagnes, faute de quelques fonds pour payer des instruments, etc. Cest vous, citoyens collgues, dapprcier ces observations, que jai cru devoir vous soumettre[]. Cette lettre tait la premire d'une longue srie. Nombre de reprsentants signalrent la ncessit de meubler le dcadi et d'organiser les ftes dcadaires. Le 13 janvier, alors que la lettre de Dartigoeyte n'tait pas encore arrive, Musset et Delacroix, Versailles, crivirent au Comit : Pressez le Comit dinstruction publique dorganiser promptement lducation nationale, linstruction publique, les ftes.

Ldifice judaque que la raison branle achvera bientt de scrouler, si vous savez le remplacer. Mais il ne faut pas perdre de temps ; car, surtout dans les campagnes, lintervalle peut devenir terrible[]. Le comit d'instruction publique s'tait dj saisi du dossier. Ds le 10 janvier 21 nivseil avait adopt, sur un rapport du dput Mathieu de l'Oisequ il y aura des ftes rvolutionnaires qui perptueront les vnements les plus remarquables de la Rvolutiondisposition dj adopte en principe le 2 janvier 13 nivse [],[].

Le Maximilien de Robespierre janvier 3 pluviseMathieu fit un rapport au comit dinstruction publique sur les ftes dcadaires[],[]. Le 27 fvrier 9 ventsele comit d'instruction publique distribua aux dputs de la Convention un projet de ftes dcadaires prpar par Mathieu de l'Oisedont l'article 5 portait : Ces ftes, institues sous les auspices de ltre-suprme, auront pour objet de runir tous les citoyens, de leur retracer les droits et les devoirs de lhomme en socit, de leur faire chrir la nature et toutes les vertus sociales[].

Le 31 mars 11 germinalle comit d'instruction publique autorisa Matthieu se concerter avec le comit de salut public au sujet de ce plan. Le 6 avril 17 germinalCouthon annona la Convention que le Comit de salut public lui prsenterait sous peu de jours un projet de ftes dcadaires ddies lternel, dont les Botox ofallon il nont pas t au peuple lide consolante.

Et le 7 mai 18 floralRobespierre fit son fameux rapport sur les ides religieuses et morales qui, pour finir, reprenait dans les grandes lignes, en le simplifiant, le projet de Matthieu de l'Oise sur les ftes dcadaires. L'article premier portait : Le peuple franais reconnat lexistence de ltre suprme, et limmortalit de lmeles articles 6, 7 et 15 : La Rpublique franaise clbrera tous les ans les ftes du 14 juilletdu 10 aotdu 21 janvierdu 31 mai Il sera clbr le 20 prairial prochain 8 juin une fte nationale en lhonneur de ltre suprme[].

Ce rapport, diffus par le comit de salut public des centaines de milliers d'exemplaires[], fut accueilli dans toute la France avec un enthousiasme inimaginable. La Convention croula sous les flicitations. Rares furent cependant les flicitations adresses directement Robespierre qui, cette occasion, avait t l'organe du comit de salut public, lequel, pour tous, tait lui-mme l'organe de la Convention. Nanmoins, quatre jours avant la fte de l'tre regime anti vit k, prvue le 20 prairial 8 juincelle-ci l'lut l'unanimit sa prsidence, ce qui l'amena prsider la fte.

On parle souvent de culte de l'tre suprmecomme si le dcret du 18 floral instituait une nouvelle religion, voire un culte de la personnalit. En fait, la fte annuelle de l'tre suprme ne se diffrenciait gure des ftes de la Raison, ni dans les discours ni dans les dcors ni dans le droulement[], comme en attestent les tableaux d'poque.

Mais le terme tre suprme ne prtait plus confusion, contrairement Raisonce qui explique sa popularit dans tous les milieux. Cette fte, organise Paris par David, fut en effet la plus somptueuse, la plus grandiose de la Rvolution. Paris, qui comptait alors mes, la fte runit, d'aprs un contemporain, plus de personnes[].

Ce chiffre parat improbable ; du moins tmoigne-t-il du succs indiscutable de cette fte. L'impression fut si forte que Mallet du Pan, rapporteur pour les Cours trangres, crivit : on crut vritablement que Robespierre allait fermer labme de la Rvolution[].

Le seul point noir de cette fte furent les invectives de quelques dputs, le dantoniste Lecointre en tte, contre Robespierre qui marchait devant eux en tant que Prsident de la Convention.

Ils le traitrent notamment de Pontife. Ces paroles insignifiantes, noyes dans la foule, mais que Robespierre semble avoir entendu, traversrent l'histoire et arrivrent jusqu'aux oreilles de Michelet qui, viscralement hostile Robespierre, ne vit plus en lui que le Pontife de l'tre suprme, ne trouvant pas de meilleur moyen pour le discrditer.

Aulard reprit son compte le procd, inaugur par les Girondins[]. C'est oublier un peu vite que la croyance en un tre suprme n'tait pas une exclusivit de Robespierre, que la fte de l'tre suprme ne fut pas son invention, et que ni cette croyance ni ces ftes ne disparurent avec lui[]. Un simple fait le prouve : les dclarations des droits deet sont toutes trois places sous les auspices de l'tre suprme. La chute Article dtaill : Chute de Robespierre.

Deux faux-attentats furent perptrs, contre Robespierre. Le premier est d au royaliste Henri Admirat qui, le 22 maiaurait suivi Maximilien de Robespierre et, par suite de hasards, ne russissant pas le rencontrer avait dcharg en vain, un ou deux coups de pistolets les versions divergent sur Jean-Marie Collot d'Herbois. Il fut arrt, mis au secret et excut sans jamais pouvoir s'expliquer publiquement en compagnie dun groupe de personnes quil ne connaissait pas, mais que lon accusa davoir complot avec lui.

L'autre, controvers car susceptible d'avoir t l'uvre du Comit de sret gnrale[], fut celui prt Ccile Renault, jeune fille ordinaire et nullement politise dans laquelle on a voulu voir une seconde Charlotte Corday, et qui semble avoir t instrumente son corps dfendant[]. Le 23 maila jeune fille avait quitt son domicile de l'le de la Cit avec des garnitures cellulite the pill la robe que sa couturire, demeurant rue des Deux-Ponts, lui confectionnait.

C'est rue des Deux-Ponts, dans l'le Saint-Louis loin de chez Robespierreque Ccile Renault disparut assez maigrir de partout pour rapparatre quatre heures plus tard dans les locaux de la police politique, qui a cherch prouver qu'elle dsirait assassiner Robespierre.

Selon des procs-verbaux d'interrogatoire signs d'une croix, Ccile Renault Scne de l'arrestation des robespierristes l'Htel aurait avou s'tre rendue chez Robespierre, rue Saint-Honor.

Au centre de l'image, le Contrairement ce qu'indiquent de nombreux auteurs, comme gendarme Merda tire sur Robespierre. Emmene au Comit de sret gnrale, o elle fut interroge, Ccile Renault ne s'expliqua ni sur ses motivations ni sur l'acte lui-mme qui reposait uniquement sur la dclaration d'agents du Comit de sret gnrale et du Tribunal rvolutionnaire[].

Elle fut nanmoins condamne mort sans avoir pu s'expliquer publiquement, en mme temps que sa famille, qui avait t arrte et place au secret immdiatement aprs son arrestation. Au printemps, Robespierre fut la cible de collgues de la Convention, anciens dantonistes comme Bourdon de l'Oise ou envoys en mission rappels Paris comme Fouch et Barras, anims par la crainte ou un esprit de revanche, mais aussi du Comit de sret gnrale, qui lui reprochait la cration du Bureau de police gnrale habilit prononcer des relaxes et destin diminuer l'influence de ce Comit et la fte de l'tre suprme.

Enfin, des conflits opposrent les membres du Comit de salut public. Le 27 prairial 15 juinVadier prsenta la convention un rapport sur une prtendue nouvelle conspiration l'affaire Catherine Thotmonte de toutes pices par le Comit de sret gnrale, et obtint le renvoi de la prophtesse et de dom Gerle devant le Tribunal rvolutionnaire.