9eme regiment de dragons

Mais une dernière route, qui joint Jeancourt à Le Verguier, coupe notre direction. Elle est occupée par des voitures en convois et une arrière-garde de cavalerie. C'est le point faible du dispositif de notre encerclement : la porte de la souricière. C'est là qu'il faut chercher à faire la percée en chargeant de nouveau. Mais on nous a vus venir et l'artillerie ouvre le feu semant un certaine confusion. Je vois devant moi pour la dernière fois le sabre du lieutenant Leroi qui commande la charge.

Comme sous-officier, je suis à l'extrême droite de la ligne qui flotte un peu, bien que nous cherchons à serrer sur le centre. Je dépasse une meule de paille et me trouve brusquement devant l'extrémité d'un chemin creux. Je pousse mon cheval qui fait des difficultés pour descendre. Je l'éperonne nerveusement et parviens à le faire descendre puis remonter le talus, mais j'ai perdu du terrain sur l'escadron qui charge à cinquante mètres devant moi, cherchant une passe.

Il va falloir que j'aborde seul le convoi allemand. Là-bas, un espace de six mètres existe entre deux voitures : ma résolution est immédiatement prise. Je me précipite au galop de charge, la lance horizontale, le corps penché en avant sur l'encolure de mon cheval, et malheur à l'Allemand qui se trouvera sur ma route.

Les soldats du convoi sont à terre en position du tireur à genoux et m'envoient balles sur balles. Je les entends " piauler " autour de moi.

Botox specials tuscaloosa al à Dieu et à la vélocité de mon cheval, ni moi, ni ma monture, ne sommes touchés. Aucun cavalier allemand n'a osé marcher à ma rencontre et c'est maintenant de derrière que me sont envoyés les derniers projectiles.

Devant moi, la campagne est vide, l'escadron s'est dispersé hors de ma vue. Toujours au galop après avoir évité sur ma gauche une patrouille, les nerfs tendus, je gagne à mètres de là un petit bois dans lequel je m'enfonce avec soulagement.

Il n'y a pas un heure que nous avons quitté le marais et le 1er escadron du 9e Dragon est rayé du registre du régiment. Reconstitution du trajet du 1er escadron du 9e régiment de Dragons entre Buire-Courcelles et sa dispersion à l'est de Jeancourt le 28 août J'apprendrai plus tard que la conduite de tous fut exemplaire. Aucun ne fit demi-tour quand les charges furent commandées et partout la ligne allemande fut bousculée.

Le capitaine de la Baume fut obligé d'abandonner son cheval blessé ; il se réfugia également dans un bois et vécut seize mois derrière les lignes allemandes, déguisé en civil. Sur les quatre lieutenants et sous-lieutenants deux furent tués. Le lieutenant de Martimprey fut tué en abordant le convoi ennemi à la charge ; les Allemands eux-mêmes rendirent hommage à sa vaillance en inscrivant sur sa tombe : " Mort en brave ".

Le sous-lieutenant de Brauer, qui avait réussi à s'introduire dans les lignes ennemies, fut tué le lendemain 29 août à la tombée de la nuit dans le village de Pontru, en chargeant une patrouille allemande. Les lieutenants Colin Saint-Michel et Leroi furent désarçonnés, mais purent s'échapper avec beaucoup d'autres dans les bois environnants. L'adjudant Douard chargea seul une automitrailleuse allemande en action. Il fut blessé et fait prisonnier après avoir tué de sa main le conducteur de l'auto et le chef de la pièce.

La détermination de tous fut telle que le plus grand nombre parvint à s'échapper et à rejoindre par la suite, en civil, les lignes françaises, soit par Saint-Pol et Arras en contournant l'aile droite allemande, soit en accompagnant les colonnes allemandes jusqu'à Epernay, notre ancienne garnison, soit en remontant par la Hollande. Beaucoup restèrent cachés chez les habitants pendant plus de deux semaines.

Ils eurent la joie de retrouver, le 15 septembre, le régiment venu poursuivre dans la même région les colonnes allemandes en retraite, après la bataille de la Marne. Parmi eux, se trouvaient les deux lieutenants survivants. Il eut été peut-être plus opportun, pour moi, d'attendre sur place le retour de nos troupes, mais je ne pouvais me résigner à rester passif et voulais tout tenter pour sortir de cette situation.

Je ne pus rejoindre mon régiment qu'après plus de quatre mois de pérégrinations variées, assorties d'aventures et de dangers divers. Aussitôt caché dans le bois et après avoir remercié la providence de sa protection, j'attache mon cheval, couvert d'écume, et vérifie qu'on ne m'a pas poursuivi.

Je reconnais les lieux qui sont inoccupés. Le bois est de petite dimension 1 km sur 1 km et attenant à un château, d'un côté, et de l'autre à une maison forestière qui semble inoccupée. Je pénètre dans cette dernière en brisant un carreau. Par des lettres qui traînent sur un meuble j'apprends que je suis chez M.

Je lui emprunte sans hésiter les quelques rares vivres que je découvre, car je meurs de faim, aucune nourriture ne nous ayant été distribuée de la journée. J'emmène encore une veste et laisse un mot d'excuses, avec mon adresse et promesse de remboursement ultérieur, pour ces emprunts forcés. La nuit tombe et je juge plus prudent de regagner le bois où je m'étends dans les fougères à côté de mon cheval. Mon sommeil est agité, la nuit est fraîche et je me réveille plusieurs fois en grelottant.

Le lendemain matin, j'essaie d'analyser la situation avec calme. Il est de fait, qu'après la dispersion de l'escadron, la poursuite ennemie n'a pas été active : les troupes d'avant-garde ont une mission bien définie à remplir et ne peuvent perdre du temps à la poursuite de combattants isolés. La densité des lignes allemandes paraît encore faible et je décide de tenter de regagner les lignes françaises.

Je retourne à la maison forestière, je cambriole cette fois le clapier et goûte pour la première fois la saveur du lapin cru, très acceptable pour un homme affamé. Je dégarnis mon paquetage au maximum pour posséder.

J'imagine ensuite de troquer ma veste et mon pantalon pour les effets civils regime pour une pancreatite aigue mon hôte involontaire.

Cette tenue devait me permettre, je le supposais, de passer à quelques distances pour un cavalier allemand à cause des teintes neutres de ces vêtements. C'était une folie qui pouvait me faire fusiller comme franc-tireur, mais je croyais savoir que de toutes façons, les Allemands ne faisaient pas de prisonniers isolés et exécutaient, séance tenante, les militaires égarés qu'ils pouvaient prendre.

I1 faut reconnaître que ce bruit était dénué de fondement. En tous cas, il me confirma dans la nécessité de garder sur moi toutes mes armes, car j'étais décidé, en cas de surprise, à lutter jusqu'à la mort. A peine sorti de la maison, je vois venir dans le bois trois nouveaux occupants : ce sont trois fantassins anglais entièrement désorientés. Je leur fais cadeau du reste du lapin et leur indique la direction générale des troupes alliées.

Peu après, je sors du couvert du bois et monte à cheval, lance au poing et revolver en poche, sabre au côté de la selle, suivi par le chien de la maison qui m'a pris en affection.

Je prends la direction du sud-sud-ouest vers Cartigny. La plaine est d'abord dégagée, et le hasard veut qu'après un kilomètre, je croise un habitant du pays qui reconnaît et appelle son chien. C'est le locataire de la maison forestière. Je lui renouvelle oralement mes excuses ; il m'absout volontiers et me souhaite bonne chance. Je chemine évidemment à travers champs, et, à la première route que je rencontre, j'aperçois, à cent mètres, une voiture de boulanger, portant en grosses lettres, sur la bâche, le nom du propriétaire.

Je m'approche sans méfiance pour demander des renseignements, mais lorsque j'en suis à trente mètres, voilà que deux Allemands en sortent et me mettent en joue. Mon cheval a vite fait le demi-tour que je lui commande et je pars en zigzag, au galop. Bien m'en prend car nous ne recevons ni l'un ni l'autre aucun projectile malgré l'adresse évidente des tireurs dont j'entends passer les balles à peu de distance.

A une route suivante, c'est une automobile découverte de l'armée allemande qui passe juste devant moi. Deux officiers y sont installés. Je leur décoche deux balles de revolver, à leur grande surprise probablement. Sans cesser de rouler, ils me rendent la pareille, sans plus de succès. Quelques minutes d'observation dans un bosquet me persuadent que cet échange de politesse s'en tiendra là et je repars à travers champs.

Un peu plus loin, nouvel incident, plus sérieux. Je passe au trot à quelques centaines de mètres d'une meule derrière laquelle un aéroplane allemand, qui vient d'atterrir, est gardé par une patrouille de cavalerie.

J'entends bientôt qu'on m'interpelle et vois en me retournant un cavalier qui vient vers moi.

Je ne réponds rien et continue ma route en réglant mon allure sur celle de mon suivant, qui heureusement reste au trot à soixante mètres derrière moi, visiblement peu désireux d'engager le combat. Mais voici que les choses se gâtent : devant moi apparaissent deux patrouilles de cavalerie, espacées d'environ quatre cents mètres. Il faut passer entre les deux, mais mon poursuivant, qui reprend courage à la vue de ce renfort, donne à pleins poumons dans un sifflet à roulettes, pour attirer l'attention.

Au moment où j'arrive à portée de la voix, la patrouille de droite, vers laquelle j'ai légèrement incliné, m'interpelle au sifflet.

Je reste imperturbablement ,au trot et fais, avec ma lance, plusieurs fois le signe " au trot " et " en avant ", comme si je voulais indiquer comme dans les signaux de l'armée française que j'étais pressé et obligé d'aller en estafette devant moi. Ma tenue civile les trompe un moment car personne ne se dérange. Quand ils reviennent de leur erreur, je suis déjà. Mais un vombrissement se fait entendre : c'est l'aéroplane qui a pris l'air et vient tourner au-dessus de moi.

Heureusement, la technique du tir en piqué n'a pas encore été mise au point et je le vois sans déplaisir s'éloigner. J'observe très facilement, à la jumelle, les convois qui défilent vers Cartigny, flot imposant de fantassins, voitures de ravitaillement, ambulances Cette fois, je juge plus objectivement : la traversée de ces lignes par un isolé est impossible et comme à l'impossible nul n'est tenu, et qu'au surplus je suis brisé physiquement par suite d'une fatigue nerveuse excessive, je décide de ne pas poursuivre plus loin ma tentative et je m'enfonce dans le bois.

Nous sommes le 29 août à midi. Je desselle mon cheval dont le surmenage a été tel ces derniers jours que la peau du dos est à vif à l'emplacement des panneaux de la selle. En rampant, pour ne pas être aperçu de la route, je vais lui chercher des gerbes de paille et une brassée de luzerne arrachée, touffe à touffe, dans un champ voisin. Pour moi, ces émotions m'ont entièrement coupé l'appétit et je ne parviens même pas à manger le morceau de chocolat et le croûton de pain qui me restent.

Par contre, je suis en nage après cette chevauchée sous le soleil d'août, ma soif est terrible, mais pas un point d'eau en vue. Au reste, la fatigue me terrasse. Je m'endors dans un fourré, le revolver à la main. Cette fois, je dors d'une traite le reste de la journée et toute la nuit suivante. Dès mon réveil, la soif se rappelle à moi ; je me mets en quête d'eau, sans en trouver ; je me jette littéralement sur un buisson de mûres, puis dévore à pleines dents une betterave pour apaiser ma soif.

Un peu réconforté, j'explore le bois méthodiquement. A quelques mètres de la lisière, je découvre une maison. Je l'observe pendant une heure pour être certain de l'absence de troupes et, finalement rassuré, me décide à aller sonner à la porte. Je ne devais pas être beau à voir dans cet accoutrement après deux nuits passées à la belle étoile! Un brave paysan vient m'ouvrir, qui me fait aussitôt entrer, malgré le danger, et m'offre du cidre et de la nourriture.

Je lui abandonne ce qui restait de mes effets militaires et il complète ma tenue civile par une paire d'espadrille. J'obtiens de lui l'assurance qu'il ira détacher mon cheval dans le bois, le laissera en liberté et, si possible, veillera sur lui. Ma pauvre " Echelle ", comme il me coûte de t'abandonner, toi à qui je dois le salut! Puisque je ne puis rejoindre mon corps j'ai pris la résolution d'aller me mettre au service de la Place de Maubeuge, assiégée. Mon itinéraire me conduit aussi au pays natal où je pourrai trouver d'utiles concours.

Mais a partir de maintenant, il ne s'agit plus pour moi de courir à travers champs. Je dois voyager le long des routes comme un chemineau de bonne foi et le jour même, je commence l'itinéraire qui va me conduire à la frontière belge. Chemin faisant, je rencontre un homme, sa femme et leur enfant.

Je fais route avec eux, poussant la voiture de l'enfant. Nous croisons des troupes allemandes qui ne portent pas attention à nous. Pendant toute cette période de leur marche victorieuse vers Paris, puis de la bataille de la Marne, la recherche des soldats français isolés n'est pas leur préoccupation majeure et la circulation des faux-civils se fait sans trop de difficultés.

Partout je rencontrerai en France et en Belgique, l'aide généreuse des habitants. Le soir même, nous arrivons à Heudicourt, village où mes compagnons me retiennent à souper et à coucher. Je m'ouvre à eux de mon identité Je leur demandai de prévenir le régiment de mon sort au cas où nos armées réoccuperaient cette région.

Le hasard voulut que le 15 septembre, le 9e Dragon traverse de nouveau ce territoire reconquis. Sur le bord de la route, un homme regardait défiler nos escadrons, appelant par son nom mon frère Jean, du 2e escadron. C'était mon hôte d'Heudicourt. Mon frère se fit connaître et apprit avec joie ma survie de la bouche de cet homme qui accompagna la colonne quelques instants et le lendemain, mon hôte me rédige un certificat indiquant qu'il m'a employé avec satisfaction, comme ouvrier peintre.

I1 me présente au Maire qui me délivre aussitôt un certificat d'identité me situant comme un ouvrier sans travail. Ces précieux papiers me permettront, en quelques jours de gagner la Thiérache.

A quelques kilomètres du but de mon voyage, j'arrive à Sains-du-Nord. Non loin de l'ancien château de Talleyrand, les allemands ont installé un barrage à la sortie du pays, sous le pont du chemin de fer. Les habitants m'ont prévenu que je ne pouvais m'y soustraire, toute personne trouvée dans les bois environnants ou faisant mine d'y pénétrer étant, selon eux, fusillée sur place.

Je prends mon courage à deux mains et me présente au poste. Mes papiers n'ont pas l'air de convaincre. La sentinelle appelle le sous-officier qui fait venir un interprète. Je prétends être belge et rentrer au pays, ayant perdu mon travail à Heudicourt, à cause des combats. Ce pieux mensonge me fait ouvrir la barrière car il n'y a évidemment pas de soldats belges déguisés dans cette région. Me voici enfin à Ohain, mon village natal, dernière commune avant la frontière belge.

J'y trouve tout naturellement toutes les complicités désirées, mais je suis trop connu de tous pour espérer une discrétion absolue. Un oncle me fait conduire par un homme sûr M. Hauet surnommé " Pabutte " à la ferme d'un cousin, à quelques kilomètres de là, au sud de Chimay, en Belgique.

J'ai dû en effet abandonner l'idée de rejoindre Maubeuge investie : on entend d'ici le bombardement de ses forts et sa chute prochaine ne fait guère de doute.

Le mieux paraît d'attendre quelques temps la suite des événements. Pendant mon séjour à la ferme, du 4 septembre au 14 décembrele temps s'écoule lentement entre les travaux agrestes et le braconnage. I1 est difficile de connaître la situation militaire. D'invraisemblables bobards sont mis en circulation : deux forts de Paris sont tombés aux mains des ennemis, Lille et Laon ont été repris par surprise, les Français. Le seul écho vraisemblable qui nous parvienne de France est une proclamation attribuée au général Joffre, et que l'on dit avoir été lancée par nos aviateurs au-dessus de Landrecies.

Cette nouvelle nous remplit de joie et d'espoir. Puis, de nouveau, le silence Je désespère de voir apparaître les troupes françaises de sitôt. Dans le courant d'octobre, nous apprenons qu'une compagnie française composée de hommes et officiers se trouvait retranchée, depuis le mois d'août, à l'insu des Allemands, à cinq kilomètres au sud dans les bois de Signy-le-Petit.

Cette compagnie était soumise à une discipline rigoureuse, des sentinelles étaient postées jour et nuit, des retranchements très importants étaient établis. Les armes ne manquaient pas et le ravitaillement était assuré par des réquisitions.

Ces isolés espéraient le recul des Allemands à brève échéance, mais une femme de Chimay, dit-on, a vendu le secret au commandant de la place, pour quelques litres de pétrole. Ce dernier, d'après des bruits dont je n'ai pu contrôler l'exactitude, aurait envoyé 8 hommes pour cerner la forêt et aurait menacé la municipalité de Signy-le-Petit, des pires représailles si la compagnie française ne se rendait pas immédiatement.

Prévenu, le capitaine accepte de se rendre après avoir enterré les armes, à la condition expresse que les troupes allemandes lui rendent les honneurs, ce qui fut promis et réalisé. Il serait intéressant de rechercher maintenant, la part de vrai dans ce fait d'armes peu banal. Toujours est-il qu'à cette occasion, une partie de la compagnie s'échappa, déguisée en civil et qu'une chasse à l'homme s'organisa dans les environs.

De fréquentes battues, avec visites des fermes, mettent l'émoi dans les populations. A plusieurs reprises, je suis obligé de me cacher dans la grange à foin ou de me réfugier dans une ferme voisine pour quarante-huit heures. Tous réclamèrent et voulurent être au premier rang.

Nombreux-furent aussi les sous-officiers "du régiment qui, passés avec le grade de sous-lieutenant dans l'infanterie, tombèrent à la tête, de leur section, montrant à leurs hommes enflammés par leur exemple comment un cavalier sait mourir pour la -défense de son pays.

C'est au cours de cette période, le 5 mars, à Vaux, que le colonel Bastien prit le commandement du régiment. Le 13 juin, le colonel de Saint-Just prit le commandement de la 7e brigade de dragons, en remplacement du colonel Andrieu nommé au - commandement d'une brigade d'infanterie.

Le 6 juillet, le capitaine Sagot fut nommé chef d'escadrons et le lieutenant ColinSaint-Michel, capitaine. Le 4 avril, le dépôt du régiment avait procédé-à l'organisation d'un état-major de groupe pour deux escadrons de réserve et d'un escadron, l'autre escadron étant formé par le dépôt du 8e dragons. Le groupe fut dirigé, le 4 avril, sur le camp de Mailly, pour être affecté à la e division d'infanterie, rattachée au 11e corps d'armée. Il tint les tranchées sur la Somme, à Bécordel-Bécourt, au sud d'Albert, jusqu'au 20 août.

Amené en Champagne pour l'offensive de septembre, il prit part aux attaques, à la Main-de-Massiges, du 25 septembre au 15 octobre, avec le 1er corps d'armée colonial. Dissous fin octobre, le commandant Picaud rejoignit le régir- ment stationné aux Essarts, dans les environs de Sézanne. En septembrele 1er corps de cavalerie fut amené en Champagne où il devait exploiter la victoire escomptée sur ce point, entre Souain et Ville-sur-Tourbe.

L'enthousiasme était débordant. Le régiment resta la bride au bras pendant une nuit et un jour sous l'orage et se porta le lendemain au bois Guillaume, à deux pas du champ de bataille. Couchés dans la bou-e, - tout le monde conserva sa bonne humeur. Mais la trouée né se lit pas. Malgré tout, le moral resta excellent.

C'est alors que le corps de cavalerie vint occuper le secteur de Prosnes, entre Reims et Châlons, secteur qu'il-avait mission d'organiser. C'était dans cette partie âpre et aride de la Champagne située au sud des collines de Nauroy et de Moronvilliers, au pied du mont Cornillet, du mont Blond et du mont Haut, dont les som- mets dominants étaient tenus par les Allemands.

Sous leurs yeux, au prix d'efforts considérables et persistants, des ouvrages remarquables furent construits de nuit, au milieu du dédale de trous et de cagnas qui constituaient alors les défenses superficielles et fragiles de ce secteur.

Les cavaliers du régiment montrèrent qu'on peut'tout leur demander, comme aux meilleures troupes d'infanterie, comme aux meilleurs pionniers. Ils firent du front de Prosnes un secteur modèle, fournissant une somme de travail considérable, remuant la terre en tous sens, construisant des abris profonds.

Au cantonnement, ils restèrent des cavaliers exemplaires, aimant et soignant leurs chevaux comme aux premiers jours de la campagne. Il faut signaler pendant cette période : le brigadier Rentz, gradé dévoué et courageux, s'offrant chaque fois qu'une mission était à remplir et qui fut blessé grièvement à la tête, dans les tranchées croix de guerre ; le maréchal des logis Got qui, passé dans l'infanterie, s'y distingua par son habileté dans le commandement de sa section et mérita la croix de guerre; le cavalier Bertout et le cavalier Lepinoux qui, blessés, reçurent la croix de guerre.

Au début de la campagne, il avait été pris comme civil dans Péronne. Il réussit cependant un jour à traverser la Somme en barque, entre deux petits-postes allemands. Incorporé au régiment, il fut décoré de la croix de guerre. Le régiment avait organisé un peloton franc, confié au souslieutenant Pinard, qui, toutes les nuits, allait patrouiller vers les réseaux de fils, de fer allemands. Dès sa constitution, tous. Le cavalier Vimont, qui en faisait partie, fut cité à l'ordre du corps de cavalerie, pour avoir ramené dans les lignes françaises un camarade grièvement - blessé et être retourné plusieurs fois jusqu'aux lignes ennemies, afin de diriger des isolés qui éprouvaient des difficultés à rentrer sous le bombardement.

Le brigadier Lemaître fut cité à l'ordre de la division pour l'entrain et le courage qu'il déploya en assurant parfaitement une mission de liaison, dans des circonstances difficiles. Le 31 décembrele lieutenant-colonel de Bazelaire fut nommé au régiment. Le 5 juinle capitaine Piaggio fut nommé au commandement d'un escadron du 11e cuirassiers à pied.

Le 7 septembrele capitaine Desgrange fut affecté au régiment. En aoûtla 50 division de cavalerie, passant au 3 corps de cavalerie, fut envoyée en Lorraine pour y, occuper un secteur dans la forêt de Parroy. Là encore, les cavaliers eurent à fournir un travail considérable, dans un terrain difficile, mais ils se mirent à la besogne avec une bonne volonté que rien ne rebuta. Le lieutenant Bourgoin y mena un groupe. Il s'acquitta parfaitement de sa tâche malgré une vive fusillade et fut cité pour ce fait à l'ordre, avèc le maréchaf des logis Fromont.

De janvier à avrilla 5e division de cavalerie fut en couverture sur la frontière suisse. Pendant cette période, le 31 janvierle sous-lieutenant Koèchlin fut affecté à l'aviation.

Le 23 févrierle capitaine Hermann fut affecté au régiment. Le régiment arriva plein d'espoir et d'entrain ; il s'établit au bivouac à Pargnan. Celle offensive, bien préparée, bien montée, avait fait naître les plus belles espérances. Elle ne réussit pas. L'ennemi, prévenu, était sur ses gardes. La trahison même y jouait son rôle, mais elle fut, par la suite, punie de mort sur la personne des traîtres, grâce à l'ardente et vigilante clairvoyance du maréchal Pétain, com.

Au bout de quelques jours, le régiment fut envoyé en basse forêt de Coucy pour défendre et organiser un secteur, à l'est de Coucy-le-Chàleau, dans un terrain difficile, sur les pentes de coteaux rocheux, déboisés et dénudés systématiquement par les.

Allemands avant leur repli de sur leur fameuse ligne Hindenburg. Entre temps, la période d'occupation du secteur fut entrecoupée de courts séjours de repos dans la région de Paris. Pendant cette période, le 25 juilletle lieutenant Faucillon fut affecté au régiment.

Le 14 aoûtle colonel Arrault fut nommé au commandement de la 7e brigade de dragons en remplacement du colonel Laurent. Le 2 janvierle lieutenantcolonel de Bazelaire fut nommé au 23e dragons. Les grandes offensives allemandes de et l'immortelle contre-offensive générale et victorieuse des armées françaises et alliées. Pendant l'hiver ", les armées auslro-bulgaro-allemandes avaient écrasé la Serbie : elles étaient aux portes de Salonique.

Finaprès avoir désorganisé la Russie en y infiltrant les idées dissolvante's du bolchevisme, elles étaient à Odessa et aux portes de Pétrograd, après avoir infligé les pires désastres aux armées russes. Gonflés d'orgueil, sûrs de la victoire, les Austro-Allemands concentrèrent toutes leurs armées devenues disponibles dans le nord-est de la France pour livrer l'assaut final.

C'est contre l'armée anglaise qu'ils portèrent leur premier assaut, au point de soudure avec l'armée française, dans la région sud et nord de Saint-Quentin, en direction d'Amiens et de Montdidier avec objectif ultérieur la Manche, dans le dessein d'écraser isolément les armées anglaise et française après les avoir séparées.

Ils faillirent réussir! Le génie du général Foch, nommé généralissime des armées alliées, les en empêcha en bouchant l'immense trouée. La 5e division de cavalerie fut du nombre de ces troupes. Le 9e régiment de dragons était au repos depuis huit jours au sud de Pontoise. Le 24 mars. Les premières diyisions françaises jetées au-devant des nombreuses divisions allemandes, après s'être sacrifiées sur le canal de Saint-Quentin, dans la région de Ham et de Nesles, étaient aux portes de Roye. A 12 heures, la ville de Roye venant d'être prise par les Alle-mands, le repli fut ordonné sur le village de Dancourt.

Le bataillon s'établit au nord et au sud de la gare, une compagnie au nord de la voie ferrée, deux compagnies au sud et une compagnie en réserve dans le ravin de Marquivillers. Sii mission-était de s'établir à cheval sur le chemin ArmancourtSaint-Mard, en occupant les tranchées immédiatement à proximité de la route Saint-Aurin-Daucourt.

Le bataillon s'achemina vers Armancourt avec beaucoup de difficultés, à cause de la nuit, des tranchées et des réseaux de fils de fer. Vers 22 heures, tous les éléments étant en place, le dispositif était le suivant, du nord au sud : En première ligne : l'escadron de Latour-Dejean, du 9e dragons, avec les lieutenants Bourgoin et Faucillon; entre le village de Saint-Aurin et le chemin Armancourt - Saint-Mard ; escadron de Lamotte, du 29e dragons, du chemin-Armancourt-Saint-Mard inclus vers Daucourt; escadron Disson, du 29e dragons deux pelotonsau sud et sur la même ligne que l'escadron de Lamotte, en liaison avec le bataillon de la 5e brigade légère vers Dancourt; deux S.

En soutien : l'escadron Gibert avec les lieutenants Lestoquoi, Pinon et Pinard, du 9e dragons, à mètres est d'Armancourt, à cheval sur la route Armancourt- Saint-Mard. Cet escadron était. Cette section s'établit immédiatement au nord, en crochet défensif. Mais des groupes d'Allemands avaient déjà filtré dans le ravin et, vers minuit, elle fut cernée.

A la suite d'un violent combat de mousqueterie, elle disparut. Quelques cavaliers réussirent à rejoindre le bataillon.

Complètement débordée sur sa gauche et menacée d'être prise ne revers, la compagnie de Latour-Dejean se replia par échelons de pelotons sur la ligae de soutien et fut envoyée en réserve à Armancourt.

L'escadron de La molle reçut l'ordre de replier sa gauche, pour prendre sa liaison avec la ligne de soutien. Vers 1 heure du matin, celle ligne solidement établie, subit l'attaque allemande-menée par te gros elIectifs. Tous les assauts furent facilement repoussés par la mise en jeu de tous les moyens de feu dont disposait le bataillon. Le combat fut incessant jusqu'à 4 heures du malin, heure à partir de laquelle un calme relatif régna jusqu'au petit jour.

L'attaque qui avait échoué pendant la nuit allait bientôt reprendre. Elle se produisit vers 10 1. Le moral des défenseurs était du reste admirable de vaillance et de ténacité. Mais à la gauche du bataillon, les deux sections de la 7e compagnie du 69e bataillon de chasseurs à pied, sur le ravin, s'étaient repliées et des groupes d'Allemands avaient fillré à leur gauche. Sur la droite, le bataillon de la 5e brigade légère se repliait, car, au sud de- Daucourt, les Allemands avaient progressé de.

Bien que menacé d'être encerclé, le bataillon tenait toujours et il aurait pu tenir longtemps s'il avait eu beaucoup de muuitions, mais il aurait infailliblement été fait prisonnier ou anéanti. Le passage du ravin entre Armancourt et Marquivillers fut pénible et très difficile. Les pelotons furent pris- sous- des feux de mitrailleuses venant de la cote 99, sud de l'échelle Saint-Aurin, et des crêtes ouest de Popincourt. La position de Marquivillers devint bientôt intenable, car les Allemands bordaient l'Avre au nord, jusqu'à Davenescourt, et.

Le repli se continua jusqu'à Montdidier et Ferrières où, dès le 28, avec les débris de la 5e division de cavalerie, un bataillon de marche fut organisé. Le 9e régiment de dragons fournit d'abord un escadron, eommandé par le capitaine Panescorse, à ce bataillon, qui vint occuper les positions à l'est de Mesnil-Saint-Georges, face à Montdidier. Le 29, les pelotons des lieutenants Meneclier et Theuret entrèrent dans la composition de l'escadron Lagrollet, du 29e dragons, qui s'établit à l'ouest de Le Monchel.

Le 30 mars, les pelotons des lieutenants Bourgoin et Vial, la S. Les cavaliers Deshayes, Chasles et Nouvion y furent tués. Le lieutenant de Sorbay et 13 gradés et cavaliers y furent blessés.

Au prix d'efforts tenaces, de combats sanglants livrés pied à pied, la progression allemande, d'abord retardée, fut définilive. Les attestations suivantes en font foi:. Depuis le 26 mars, les troupes de la-7ç brigade de dragons ont été engagées sans relâche, de jour et de nuit, dans des situations toujours critiques, dans des terrains particulièrement difficiles, pour arrêter la ruée des boches et permettre les débarquements de l'armée.

Malgré des difficultés qùe. Les belles qualités militaires des, dragons de la 7e brigade se ront maintenues à hauteur de leur réputation. Du 24 mars, jour de son départ par alerte du G. Quels que doivent être ultérieurement les jugements des autorités supérieures, il appartient au commandant de la division de cavalerie d'apporter dès à présent cette constatation et de faire connaître aux commandants de brigades, corps et unités, aux officiers et à la troupe, que ce n'est pas en vain que peines, fatigues, sacrifices, ont été par tous allégrement consentis.

En saluant ceux qui ont payé de leur pourquoi contrex fait mincir, de leur sang ou de leur liberté le résultat acquis, le général remercie ceux qui, revenus indemnes, se regroupent en ce moment autour du fanion pour de nouvelles actions imminentes et définitivement victorieuses. Leur courage, leur bonne volonté sont au-dessus de tout éloge. D'autre part, nos ennemis eux-mêmes ont reconnu la valeur des troupes de la division de cavalerie qu'ils ont èu à combattre.

Un prisonnier du 19e régiment d'infanterie a avoué que son régiment avait été très éprouvé par le feu des mitrailleuses et fusils-mitrailleurs des cavaliers dû 9e régiment de dragons, près d'Armancourt, le 26 mars; qu'il avait dû être isouteiu par un sturm-bataillon, puis relevé. Il ajoute qu'engagé à nouveau dans la nuit du 28 au 29 au Monchel, son. Les principales distinctions suivantes furent accordées au régiment pour faits de guerre : Ordre national de la Légion d'honneur avec attribution de la Croix de guerre :.

Officier supérieur qui, depuis le début de la campagne, a fait preuve dé courage et d'initiative. A remarquablement commandé son bataillon dans des circonstances difficiles. Blessé, ne s'est fait évacuer que lorsque ses forces l'ont trahi. Une blessure antérieure; une citation. Officier énergique et hardi qui, au début de la guerre, s'est fait remarquer dans des reconnaissances.

Au cours d'un combat, a, par son énergie, son sang-froidet les judicieuses dispositions prises, permis de conserver pendant une journée une position complètement débordée. Blessé au cours de l'action. Chargé d'exécuter deux patrouilles dans des conditions périlleuses, a rapporté les renseignements les plus précieux et a donné dans ces circonstances l'exemple du plus beau courage.

A été grièvement blessé. Pendant une attaque de nuit, est resté constamment sur le parapet- indiquant à son chef de section les mouvements de l'ennemi et guidant ainsi le tir des fusils-mitrailleurs qui causa des pertes sensibles à l'ennemi. Pendant six jours de lutte incessante, a résisté avec acharnement à des forces très J. Le 28' aoûtM. A dater du 1er avril, les éléments à pied de la 5e division de cavalerie ayant été entièrement relevés, cette division vint au repos dans la vallée de l'Epte pour se reconstituer.

Le régiment cantonna dans la région de Fourges jusqu'au 23 avril, date à partir. Le 9e régiment de dragons était cantonné à Chaltrait et alentours depuis le 7 mai, lorsque le 27 mai, il reçut l'ordre de partir par alerte.

Le 28, dans la nuit, il passa la Marne et à 9 heures ses patrouilles prirent contact avec plusieurs divisions allemandes qui, après avoir forcé nos positions du Chemin-desDames et franchi l'Aisne, débouchaient sur la Vesle.

Organisé en escadrons pied à terre, sous le commandement dés capitaines Panescorse et de Latour-Dejean et sous la direction de M. Pendant ces journées, le brigadier Trehard et les cavaliers Dargent, Dupont, Fournier, Guerder, Pierre, Schrainer, Bouilloux, Goudet, Gaudez, Orsini furent tués ou moururent des suites de leurs bles-sures.

Atteint de deux balles en protégeant le repli de son escadron, a continué à assurer le repli de sa section avec la plus grande énergie. Sous-officier d'une énergie, d'un courage, d'un dévouement à toute épreuve. Dans la période du 28 au 30 mai, s'est spécialement distingué en opérant deux reconnaissances particulièrement dangereuses, en restant en ligne sans même se-faire soigner deux blessures légères, en rapportant lui-même un fusil-mitrailleur trouvé sur le chemin et, tout en faisant le coup de feu, restant sans cesse l'auxiliaire le plus actif de son chef de peloton.

Blessé d'un éclat d'obus le 30 maia refusé de se laisser évacuer. A donné le plus bel exemple d'énergie et de courage en continuant à commander son escouade pendant vingt-quatre heures, jusqu'à ce que ses forces l'aient trahi.

A ce moment même, a dû recevoir l'ordre formel de son capitaine pour rejoindre le poste de secours. A l'ordre de la division. C'est pendant cette période que le chef d'escadrons Picaud fut nommé lieutenant-colonel et que le lieutenant-colonel Ricaud vint prendre le commandement du régiment en remplacement du colonel Bastien 1er juillet.

Du 2 au 8 juillet, la 5e division de cavalerie vint cantonner -entre Châlons ,et Vitry-le-François. Le 15 juillet, le 9e régiment de dragons était cantonné à. Il fut alerté à 2 h. Il rie partit qu'à 14 h. Les Allemands venaient de déclencher une formidable offensive depuis Château-Thierry jusqu'à la Main-de-Massiges, sur tout Le front de Champagne. Elle fut clouée sur place dans toute la partie est du front.

A l'ouest, les Allemands avaient franchi la Marne et progressaient en direction d'Epernày. Arrivé dans la matinée dans les bois de Marolles, après une marche forcée de 90 kilomètres, le régiment mit pied à terre et forma deux escadrons de combattants à pied à-la maison forestière d'Enghien. Les unités du 9e. Le 9e dragons se porta en ligne, malgré le bombardement, par une marche d'approche de 4 kilomètres.

La compagnie du capitaine Panescorse était en première ligne, la compagnie du capitaine de Latour-Dejean en soutien. A Theure fixée 19 h. Ils furent aussitôt pris à partie par de nombreuses mitrailleuses postées dans Montvoisin et par un violent bombardement. Ils progressèrent néanmoins de plusieurs centaines de mètres et, en deux bonds, arrivèrent au contact de la ligne ennemie.

Le 9e dragons le suivit et organisa une position à l'ouest de Montvoisin. Mais les pertes furent lourdes; elles atteignirent la moitié cle- l'effectif pour la compagnie de première ligne, dont 33 p. Sous-officier d'un courage et d'un entrain exceptionnels. Des mitrailleuses ennemies ayant ouvert un feu violent sur la ligne, s'estporté en avant d'elles à la lisière du bois avec un fusil-mitrailleur et, debout, son arme appuyée sur un arbuste, a ouvert le feu sur l'ennemi.

Quelques instants après, faisant preuve d'un rare mépris du danger, est allé en terrain découvert, sous les rafales de mitrailleuses tirant à Blessé au cours de l'action, une citation Croix de guerre avec palme. Très brave cavalier. Le 17 juilletparti comme volontaire pour la reconnaissance pendant l'attaque d'un village, a fait preuve d'un courage et d'un sang-froid admirables dans l'exécution de cette mission particulièrement dangereuse.

A été blessé grièvement en rapportant des renseignements précieux sous un feu très violent de mitrailleuses. Amputé de la cuisse gauche Croix de guerre avec palme. Jeune officier ayant donné en toutes circonstances les preuves d'un entrain et. Tué à son poste de combat le 17 juilletalors qu'à mètres de l'ennemi, à la lisière d'un bois, il donnait ses ordres pour la lawrence ks bike rides précédant l'attaque d'un village.

Sous-ofucier merveilleux de calme et de courage. Ayant le commandement d'une section le 17 juillet, à l'attaque d'un village, l'a maintenue au point le plus battu d'un feu inouï de mitrailleuses, ne lâchant 1 pas un pouce de terrain, s'organisant de façon parfaite. Un peu plus tard, entendant les appels d'un éclaireur blessé, est sorti de jour sur le glacis découvert battu par les mitrailleuses et l'a ramené dans les lignes.

Deux citations antérieures dont une à l'armée; trois blessures. A pris un commandement de section après la mort de son officier, dans un moment particulièrement délicat, sous les rafales de mitrailleuses, et l'a conduite parfaitement. Chargé d'assurer une liaison difficile entré toutes, la nuit, sous bois, a assuré ce service de façon irréprochable. A fait preuve, du 17 au 19 juillet, veterans day motorcycle rides near me calme et de l'activité les plus louables.

A demandé à être éclaireur le 17 juillet pour la reconnaissance pendant l'attaque d'un village; est parti pour cette mission particu- iièrement dangereuse avec une décision admirable. Ayant eu un pied emporté et la cuisse déchiquetée par un obus, le 20 juilleta fait preuve d'un courage, d'un calme et d'un dévoue. Chef d'une équipe de brancardiers, a relevé de nombreux blessés en terrai'n découvert sous le.

Suivie sans arrêt d'offensives alternées engagées sur tous les points du front. Du 24 juillet au 2 août, elle stationna sur la Marne, dans les environs de ChâteauThierry. Le 9e régiment de dragons était cantonné à Essomes, prêt à intervenir avec les- divisions américaines opérant en direction de Fismes. Il est entouré de deux officiers étrangers: un officier Polonais à gauche, un jeune officier Roumain en tenue modèle à droite. Il retraverse la Meuse le 10 mai au niveau de Dinant et combat en Belgique dans le secteur de Morville jusqu'au 15 mai.

Ce combats lui vaudront l'inscription " La Meuse " sur son étendard. Selon Jacques Wiacek, auteur de " Histoire de la 1ere division blindée polonaise " l'officier Polonais en question pourrait être le lieutenant-colonel Kazimierz Dworak du 24e lanciers 24 pulk ulanow. Le visage est très proche, la casquette cerclée de blanc et l'insigne sur la poitrine correspondent à cette unité. Le grade correspond aussi, il porte deux étoiles correspondant au grade Lietenant-Colonel, Dworak ayant eu sa 3e étoile, correspondant au grade de colonel, en mars Le lieutenant-colonel Dworak a été envoyé en France pour bénéficier de l'expérience française en matière de motorisation.

A son retour en Pologne, il a rédigé "l'instruction provisoire" qui devait servir de "mode d'emploi" de la 10e brigade de cavalerie, dont faisait partie son régiment.

Il rejoint l'Ecole de Cavalerie de Saumur au grade de sous-lieutenant d'active en et sort 12ème de sa promotion l'année suivante. Prenant part à la campagne de France, il se trouve blessé à la tête de son peloton le 13 mai et doit être évacué.

Cette blessure lui vaudra de recevoir la Légion d'Honneur et une belle citation dont le texte suit :. Attaqué de front et sur ses deux flancs, a maintenu ses positions grâce à l'ascendant pris sur ses hommes. Blessé sérieusement à la poitrine, a refusé de se laisser évacuer, montrant dans le danger un exemple admirable.

Ne s'est replié en direction du bois de MOULU que sur ordre, après avoir organisé et fait exécuter le mouvement de son peloton dans d'excellentes conditions ". Après l'Armistice, il est promu Lieutenant au 3e Régiment de Hussards. Volontaire pour le Levant en juilleton lui refuse cette affectation du fait de sa blessure. Il entre en résistance au Bureau de Sécurité Militaire clandestin de Paris, affecté à l'antenne de Seinte-et-Oise, action récompensée par une nouvelle citation à l'ordre de la direction générale des études et recherches.

Le 13e Régiment de Dragons est reformé le 16 octobre à partir de blindés français repris à l'ennemi. Il est alors fait appel aux volontaires, anciens des chars et résistants. Le 13e Régiment de Dragons est transféré en Allemagne, dans le Palatinat, en tant que force d'occupation avant sa dissolution avril Saint-Germain en Laye, 17 janvier La 1ère Division de Cavalerie Paris est, à cette date, constituée de 2 Brigades.

Selon l'annuaire de la Saint-Cyrienne, il est encapitaine à l'Etat-Major de l'armée, direction de la cavalerie, ministère de la Guerre, Paris Selon l'annuaire des officier deChef d'escadron depuis le 25 septembre Au 13e Dragon, breveté, chevalier de la Légion d'honneur. EnGénéral de Brigade réserviste, résidant 24 rue d'Eylau à Paris. Auteur de l'ouvrage "Sedan, terre d'épreuve" chez Flammarion en et "Bazaine, coupable ou victime?

Grace à la mise en relation de deux passionnés qui avaient contacté tenue31, l'un propriétaire de la tenue anonyme d'un Chef d'Escadron de Dragons, l'autre d'un album photo du 10e Régiment de Dragons Orangel'identité du propriétaire de la tenue a pu être déterminée.