Hutu regime rwanda 1994

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Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki, le président rwandais, Paul Kagame, sa femme Jeannette et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, allument un flambeau au mémorial de Gisozi, à Kigali. Aujourd'hui, la lumière irradie de cet endroit. Comment cela est arrivé? Rien n'aura jamais plus le pouvoir de tourner les Rwandais les uns contre les autres.

Cette histoire ne se répétera pas. C'est notre ferme engagement. Au bras de son épouse Jeannette, M. Des Hutus ayant refusé de s'associer aux tueries ou étant soupçonnés de sympathie envers les Tutsis ont aussi été tués.

Au mémorial de Gisozi, à Kigali, plus de victimes du génocide sont enterrées. Aucun chef d'État des pays de la région n'était toutefois présent, ce qui témoigne du relatif isolement dont continue à souffrir le Rwanda. Sans dire qui il visait, M. Kagame a d'ailleurs lancé un message de mise en garde à ceux qui voudraient le défier. Au début de l'annéel'installation du gouvernement transitoire à base élargie GTBEprévue par les accords d'Arusha, est reportée semaine après semaine, malgré plusieurs tentatives d'intronisation.

Ce report augmente la méfiance de chaque partie et recule la démobilisation des forces armées. Des machettes sont importées par l'entourage du président Habyarimana, tandis que le FPR renforce son armement [ 44 ] et la tension monte à partir de fin janvier Les attentats à la grenade et les assassinats [ 45 ] se multiplient. Cet attentat, qui n'a pas été élucidé jusqu'à présent, est considéré comme l'élément déclencheur du génocide.

Dans la nuit, les troupes du Front patriotique rwandais FPR stationnées près de la frontière ougandaise font mouvement vers Kigali [ 47 ]. Des barrières sont dressées par des milices hutues à Kigali puis dans le reste du pays, et, au vu de leurs cartes d'identité, les Tutsis sont systématiquement assassinés.

Dans les jours qui suivent, des centres où se réfugient les Tutsis écoles, églises… sont attaqués et leurs occupants massacrés par des Hutus extrémistes, appuyés dans certains endroits par des éléments de la garde présidentielle. Ses possibilités de secours humanitaire ou de protection des populations sont extrêmement réduites [ 48 ].

Le terme explicite de génocide est quant à lui déjà utilisé depuis plusieurs jours par plusieurs intervenants [ 51 ]. Après avoir rapidement ramené la présence sur le terrain de la MINUAR à son niveau minimum, puisque le mandat initial de celle-ci ne lui permettait pas d'intervenir lorsque les massacres ont commencé, la communauté internationale, près de deux mois plus tard, semble paralysée, même s'agissant du mandat révisé établi par le Conseil de sécurité.

Il étend le mandat de la MINUAR aussi bien dans la durée prolongation jusqu'en décembreque dans les moyens d'action défense des sites de réfugiés. La date couramment retenue comme fin du génocide est le 17 juilletdate où le FPR contrôle l'essentiel du pays.

Les forces armées rwandaises FARles dirigeants et exécutants hutu fuient également au Zaïre dont la frontière est contrôlée par l'opération Turquoise qui les laisse passer avec leur armement [ 59 ]. Le drame va maintenant toucher cette population, qui a parfois été contrainte de participer activement au génocide, et désormais prise en étau entre le FPR et les milices responsables du génocide, qui prennent la direction des camps de réfugiés.

Le 18 juillet, le FPR déclare un cessez-le-feu unilatéral.

Le 19, il met en place un gouvernement d'union nationale pour une période transitoire de cinq ans. Paul Kagame qui commande l'armée du FPR devient vice-président. Faustin Twagiramunguqui a survécu au génocide, est nommé Premier ministre, comme le prévoyait les accords d'Arusha [ 60 ].

Causes du génocide des Tutsi au Rwanda

Le 6 avrille président du Rwanda Juvénal Habyarimana est assassiné. Alors qu'il s'apprêtait à atterrir à Kigalison avion est abattu par un tir de missile et s'écrase. Il n'y a aucun survivant. L'avion transportait aussi le président burundais Cyprien Ntaryamira. Aucune enquête internationale n'a permis d'identifier les auteurs de cet attentat [ 61 ].

Les deux principales hypothèses soupçonnent l'une le Hutu Menu régime 800 calories jour et l'autre le FPRavec d'éventuels soutiens internationaux [ 62 ]. En janvierles résultats d'un rapport balistique demandé par le juge Marc Trévidicqui succède à Jean-Louis Bruguière dans l'instruction, semblent disculper le FPR [ 63 ][ 64 ]interprétation journalistique des résultats elle-même contestée [ 65 ].

Cependant, l'ancien chef des renseignements du FPR, Patrick Karegeyaaccuse Paul Kagamé d'avoir fait exécuter l'attentat [ 66 ]avant d'être lui-même assassiné à Johanesbourg cinq mois plus tard [ 67 ]. Pendant la nuit du 6 avril, l'attentat fut l'élément déclencheur du génocide réalisé par le Hutu Power. Les massacres des opposants hutu dans les premières heures, puis de milliers de Tutsis commencent aussitôt et simultanément dans une grande partie du Rwanda, à l'exception notoire des régions de Gitarama et de Butare dans le sud [ 69 ].

Le 7 avrilplusieurs dirigeants de partis d'opposition et plusieurs responsables gouvernementaux, dont la Première ministre Agathe Uwilingiyimana sont assassinés par la garde présidentielle. Il en est de même de dix Para-Commando's belges, du 2 e bataillon commando intégré dans les Casques bleus de la force d'interposition de l'ONU, qui avaient pour mission de protéger M me Uwilingiyimana [ 70 ].

Cet assassinat des Casques bleus belges entraîne la décision du gouvernement belge de retirer sa participation à l'opération, décision entérinée par l'ONU. La vacance du pouvoir ainsi créée permet au colonel Théoneste Bagosoraqui se révèle rapidement être l'homme fort du régime après la disparition du président Juvénal Habyarimanade créer un gouvernement intérimaire sous sa houlette.

Dès le 8 avrilla France, par l' opération Amaryllispuis la Belgiquepar l' opération Silver Backet l' Italie évacuent leurs ressortissants et ceux d'autres pays occidentaux.

Un convoi de ressortissants américains part dans les heures qui suivent l'attentat vers le Burundioù les attendent des forces américaines en stationnement.

Les exécutions se déroulent pendant trois mois. Dans un pays administrativement bien structuré malgré la reprise du conflit avec le FPR, les ordres issus du gouvernement sont relayés par les préfets, qui les transmettent à leur tour aux bourgmestres, lesquels organisent des réunions dans chaque village pour informer la population des consignes données, avec l'appui de gendarmes ou de soldats, ainsi que du clergé.

Les ordres sont également transmis par la Radio Télévision Libre des Mille Collines qui encourage et guide jour après jour, heure par heure le génocide, dénonçant les Tutsis encore vivants à tel ou tel endroit.

Des barrières sont montées sur toutes les routes du Rwanda pour arrêter les fuyards qui sont massacrés sur place. Généralement les autorités locales, parfois sous la pression de hiérarchies parallèles organisées par les préfets, prétextent la mise en sécurité des Tutsis pour les regrouper dans des lieux publics comme les stades, les bâtiments communaux, les écoles et les églises.

Enfin les maisons de Tutsis sont systématiquement visitées par les miliciens pour sortir ceux qui s'y cachent et les massacrer. Les massacres atteindront des sommets dans l'horreur.

À l'inverse, des Tutsis eurent la vie sauve du fait que des Hutus avaient pris le risque de les cacher ou de leur donner de la nourriture [ 74 ]. Le 12 avrille chef d'état-major des Forces armées rwandaisesLeonidas Rusitara, nommé le 7 avril à la suite de la mort de son prédécesseur dans l'attentat du 6 avril, publie avec une dizaine d'officiers des FAR un communiqué dénonçant les tueries, et proposant un cessez-le-feu avec le FPR ainsi que la reprise du processus d'Arusha. Il est limogé sur le champ par le gouvernement intérimaire et remplacé par Augustin Bizimungu.

Cette tentative de retour au calme resta vaine [ 75 ][ 76 ]. À Butarele seul préfet tutsi du Rwanda essaye de lutter contre le développement du génocide dans sa région. Il est destitué le 17 avril Le génocide démarre vraiment ensuite. Dans la région de Kibuyedans le massif montagneux de Biseserolieu réputé pour leur résistance à d'autres périodes, des Tutsis se sont regroupés et ont tenté de résister aux autorités locales et aux miliciens en se battant avec des armes qu'ils leur prenaient.

Une exception à Gitiprès de Kigali, aucun Tutsi n'a été tué, grâce aux autorités locales [ 79 ]. Le 30 avrille bureau politique du Front patriotique rwandais publie un communiqué selon lequel le génocide est presque terminé. L'essentiel des massacres était alors accompli [ 82 ]. Cette observation du Docteur Blam se retrouve à l'échelon national.

Il raconte d'ailleurs que des membres du gouvernement intérimaire se sont déplacés le 8 et le 16 mai à Kibuye pour lancer cette normalisation [ 83 ]. À la mi-mai Alison Des Forges signale qu'il y eut débat sur la nécessité de massacrer les femmes et les enfants épargnés jusque-là dans certaines régions et que le débat fut tranché par leur extermination effective [ 84 ]. Mais la guerre civile évoluait en faveur du FPR et c'est à ce moment que la France utilisa le terme de génocide sur le plan diplomatique, dans la perspective d'une intervention [ 51 ].

La plupart des rescapés trouveront refuge dans les régions du Nord-Est du Rwanda, là où le FPR avance rapidement au début du génocide.

Quelques rescapés réussiront à se cacher dans des marais ou des zones forestières. Les autres rescapés seront sauvés par des Hutus qui prendront le risque de les cacher, jusqu'à ce que le FPR arrive. La zone protégée par l' opération Turquoiseà l'ouest du Rwanda sera la dernière zone occupée par le FPR et celle où les massacres continueront le plus longtemps [réf. Le génocide constitue en outre un désastre économique avec les destructions de biens notamment les troupeaux et les pillages.

Dans la volonté d'anéantir jusqu'au souvenir des Tutsis on détruisit aussi très souvent leurs maisons et leurs jardins, sans chercher à les utiliser autrement qu'en récupérant leurs matériaux.

La capitale, Kigaliest prise le 4 juillet par le FPR.

Le génocide coûtera la vie à des centaines de milliers de Tutsis et Hutus modérés. Deux millions de réfugiés hutus partent également, redoutant les représailles et exactions du FPR. Le 19 juilletun gouvernement fondé sur les derniers accords d'Arushamais dominé par le FPR, prend les rênes du Rwanda.

Le président de la République et le Premier ministre sont des Hutus dits modérés. Celui qui a conduit le FPR à la victoire, le général-major Paul Kagamevice-président et ministre de la Défense, devient l'homme fort du Rwanda. Au fur et à mesure de son entrée au Rwanda, le FPR, tout en protégeant les Tutsis rescapés, s'est également livré à des exactions, des exécutions sommaires sans jugement et des massacres de représailles.

En avril, à Kigali, plusieurs dizaines de responsables politiques ou militaires sont tuées par le FPR, parfois avec les membres de leur famille. Plusieurs centaines de personnes furent également tuées dans le stade de Byumba. Les crimes commis par les soldats du FPR furent trop répétés pour que les responsables de ce mouvement puissent l'ignorer. D'une manière générale, ils ne firent rien pour les empêcher. Après la mise en place du nouveau gouvernement, 32 militaires du FPR ont été jugés par des tribunaux militaires rwandais, dont 14 ont été condamnés pour meurtre à des peines de deux à six ans de prison [ 85 ].

Il apparaît que plusieurs États, en général à travers l'ONU, dont la France, particulièrement impliquée au Rwanda, ne semblent pas avoir su ou voulu adapter leurs actions en distinguant bien les massacres génocidaires de la guerre civile. Israël est même accusée d'avoir continué de vendre des armes fusils, balles et grenades au gouvernement hutu durant le génocide [ 87 ]. Les États-Unis, marqués par le fiasco somalien récent, et l'ensemble du Conseil de sécurité des Nations uniesauquel participait en le Rwanda [ 89 ]refusèrent de qualifier à temps les massacres de génocidece qui empêcha de faire jouer la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide qui obligeait les États signataires à intervenir.

Toutes les pressions exercées sur les belligérants mirent sur le même plan l'arrêt des massacres et l'arrêt des combats entre le FPR et les FAR Forces armées rwandaises. L'objectif était d'obtenir un cessez-le-feu et d'arrêter les massacres. Il avait déjà tenté, sans succès, d'obtenir des Nations unies l'autorisation de procéder à la saisie des caches d'armes en janviermais le DOMP, traumatisé par le fait qu'une démarche analogue en Somalie s'était traduite par la mort de plusieurs dizaines de Casques bleus, avait refusé catégoriquement [ 90 ].

Après l'assassinat de dix Casques bleus belges et devant le refus du Conseil de sécurité des Nations unies de renforcer immédiatement la MINUAR, la Belgique décida de retirer ses soldats, qui constituaient la colonne vertébrale et la moitié des effectifs de la mission. Mais à partir de la deuxième quinzaine de maidevant la gravité de la situation, elle met sur pied la MINUAR 2 qui se révèle dans l'impossibilité d'intervenir immédiatement.

Cette opération française donna lieu à de vives controverses à travers le monde, en raison du soutien passé de la France au gouvernement rwandais. À la fin du génocide, à partir de la deuxième quinzaine de juilletune épidémie de choléra éclate dans les camps de réfugiés hutus au Zaïre.

Cet épisode, qui a été fortement médiatisé, a souvent été confondu avec le génocide et l'a même en grande partie occultée [réf. Il a occupé une grande part de l'énergie des soldats de l' opération Turquoisequi durent creuser des fosses communes pour enterrer les corps. Parmi ces réfugiés figurait un nombre important de responsables du génocide. Ceux-ci ont exercé une emprise brutale sur la population des camps, dont certains sont transformés en base arrière pour la reconquête du Rwanda via les détournements massifs de l'aide, la violence, les recrutements forcés, la propagande et les menaces contre les candidats au rapatriement [ 93 ].

Cette emprise a conduit l'association Médecins sans frontièresconsciente que l'aide humanitaire est détournée et contribue à renforcer le pouvoir des responsables du génocide et leur contrôle sur la population des réfugiés, à se retirer des camps en novembre Les éléments des forces génocidaires ont ensuite mené au Rwanda des incursions sanguinaires, de à Ces incursions ont conduit à des interventions du Rwanda au Zaïre, qui s'inscrivent dans la première guerre du Congo et la deuxième guerre du Congo dans laquelle une dizaine de pays africains se sont impliqués et qui ont coûté depuis cette date la vie d'au moins 3 à 4 millions de Congolais.

En de nombreux réfugiés civils hutus, poursuivis dans les forêts du Congo, ont trouvé la mort, soit d'épuisement, de famine ou d'absence de soins et d'isolement dans la forêt zaïroise, soit massacrés par les forces alliées armées du Rwandal' APRet de l' Ougandaet rebelles zaïrois [ 94 ].

25 ans plus tard, le Rwanda est redevenu une « famille unie », dit Kagame

Cependant, la majorité des réfugiés hutus ont pu rentrer par vagues successives au Rwanda à partir de Depuis le génocide, les affrontements entre les forces génocidaires et le FPR en République démocratique du Congo ex- Zaïre constituent encore un des facteurs de l'instabilité de ce pays.

Selon les gouvernements du Rwanda et du Burundi, les extrémistes hutus restent une menace permanente et justifient des interventions déstabilisatrices et souvent meurtrières vivement dénoncées par la RDC. Les Forces démocratiques de libération du Rwanda FDLRqui regroupent une partie des anciennes forces génocidaires, ont accepté d'être désarmées début avril et de rentrer au Rwanda.

Le FPR est accusé par les opposants et dissidents rwandais, par le groupe d'expert de l'ONU chargé d'étudier cette question [ 95 ]l'ancien ministre congolais Honoré Ngbanda Nzambo [ 96 ] d'utiliser la présence d'anciens génocidaires en RDC comme prétexte au pillage de cette région, se mêlant ainsi au nombreux autres pays limitrophes et entreprises multinationales qui pillent la République démocratique du Congo. À la suite de la victoire du FPR, les relations entre le Rwanda et la France ont été tendues, le gouvernement rwandais estimant que la France refusait de reconnaître son rôle dans le génocide.

En réponse, le président Paul Kagamé met lui-même en place une commission d'enquête. Les relations diplomatiques avec la France ont été rétablies le 29 novembre Le président français Nicolas Sarkozy s'est rendu au Rwanda le 25 février et Paul Kagame a été reçu officiellement par Paris en septembre [ 98 ].

On pouvait penser que les relations étaient en voie de normalisation. Cependant, un entretien de Paul Kagame au journal Jeune Afrique le 15 avrilpeu de temps avant la cérémonie de commémoration du génocide, et dans lequel il met en cause le rôle de la France pendant le génocide [ 99 ]tend de nouveau les relations entre les deux pays.

Le 29 octobre Le Monde publie un article dans lequel Louise Mushikiwabo chef de la diplomatie rwandaise incite fortement la France à avouer son implication dans le génocide rwandais [ ].

Plusieurs rescapés de la diaspora rwandaise ont exprimé dans leurs livres leur douleur et leur traumatisme [ ]. Leurs témoignages rappellent ceux de la Shoah au niveau psychologique [ ]. Jean Hatzfeld a décrit dans trois livres les conséquences vécues par la population rwandaise. Il décrit la vie des rescapés, puis celle des tueurs et montre à quel point le travail génocidaire était vécu et organisé comme une sorte de service public, doublé de pillages et de répartition des butins. Enfin, il a montré la difficulté de cohabiter à nouveau après le génocide entre tueurs et rescapés, la façon dont la volonté politique de réconciliation est ressentie par les uns et les autres [ ].

Le Rwanda a toujours exprimé le souhait de juger tous les auteurs du génocide. La justice rwandaise étant complètement détruite en juilletle Rwanda a demandé aussitôt de l'aide à la communauté internationale pour reconstruire l'appareil judiciaire. Seul le Rwanda a voté contre cette création qui ne correspondait pas à sa demande.

La Cour pénale internationale est compétente pour tous les crimes commis après toxine botulique sudation intersport création le 1 er juillet Elle n'est donc pas compétente pour juger des crimes commis au Rwanda pendant le génocide.

Les trois quarts du gouvernement intérimaires ont été arrêtés. Encertains ex-responsables militaires sont reconnus coupables de génocide [ ]. Le Rwanda a dû faire un effort politique considérable pour reconstruire cet appareil judiciaire.

Il a fallu former des juristes, faire revenir des juristes installés dans la diaspora, défendre les accusés et les parties civiles, trouver des moyens matériels.

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Le très grand nombre des auteurs du génocide, qui étaient loin d'être tous en prison, a posé au Rwanda un problème difficilement surmontable. Enau rythme des procès, il aurait fallu deux cents ans pour juger seulement ceux qui étaient en prison.

Une solution a été trouvée en s'appuyant sur les Gacacajustice villageoise traditionnelle, pour les auteurs secondaires, les principaux auteurs étant jugés par la justice nationale rwandaise. Elles s'ajoutent aux sept cent cinquante gacaca pilotes mises en place depuis dans certaines régions du pays.

Les gacaca sont inspirées des anciennes assemblées kvitova regime yaourt. Plusieurs millions de personnes, les simples exécutants, sont donc concernés par cette juridiction. Le jeudi 10 marsles premiers procès ont eu lieu à travers tout le pays. Malgré l'environnement social défavorable aux rescapés du génocide, qui demeurent très minoritaires au sein de la population, les gacaca sont craints par les anciens Interahamwe.

Un jugement a eu lieu en Suissedeux autres en Belgiqueplusieurs procès ont eu lieu, ou sont en cours, au Canada. Plusieurs jugements sont en cours en France contre un prêtre rwandais, un ancien préfet et un colonel des FAR selon les lois françaises qui adaptent l'application des prérogatives du TPIR dans ce pays.

La France a été condamnée, à la demande des parties civiles, par la Cour européenne des droits de l'Homme pour la lenteur de sa procédure concernant la plainte déposée contre le prêtre rwandais. Le premier procès en France portant sur le génocide des Tutsi au Rwanda concernait Pascal Simbikangwaancien capitaine rwandais considéré comme l'un des instigateurs du génocide.

À l'issue du procès devant la cour d'assises de Paris, Pascal Simbikangwa a été condamné le 14 marsà une peine de 25 ans de réclusion pour son rôle dans le génocide [ ]peine confirmée en appel deux ans plus tard.

Des Rwandais ont déposé plainte en France contre des militaires français de l' opération Turquoise. Trois plaintes ont été déposées pour viol en juin Ces plaintes visent éventuellement les responsables militaires et civils des soldats directement impliqués.